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eu souvent à faire à des soldais à imaginationmobile, aisés à ébranler et, une fois ébranlés,faciles à mettre en déroute, il auroit fait plussouvent usage de la baïonnette.
Toujours conséquent dans la volonté de don-ner à ses troupes une grande considération, spé-cialement dans la personne de leurs officiers, ilne notmnoit et n’;i' ançoit pas ceux-ci et sur-tout ne les multijplioit pas légèrement. Il n’yavoit point de grades sans fonctions, point desurvivances, pointt de doubles emplois. Non-seulement Frédéric signoit le brevet du moindreofficier, mais il réfléchissoit à ce qu’il faisoit enle signant ; le chef du régiment lui proposoit lessujets pour les places, l’inspecteur lui donnoitles détails relatifs au candidat et le roi ne se dé-cidoit alors qu’en véritable connoissance decause ; l’homme, qui. parla nature de ses rela-tions ou sa vie antérieure, ne lui paroissoit passusceptible de considération personnelle, n’é-toit point admis dans un état qu’on vouloit ho-norer entre tous les autres. *
' Tout étoit combiné dans les mêmes vues.
Le roi de Prusse conservoit le plus long-temps possible officiers et soldats; les soldatsvieillissoient sous les drapeaux, en vertu de laloi qui les engageoit pour la vie; on préféroitpour les emplois civils les soldats hors de ser-