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vice à tous autres concurrens. Les officiers, quiaba: donnoienl le service quand ils pouvoientencore en remplir les fonctions, n’obtenoientrien et étoient mal mis.
Tout ce système, quelques inconvéniens qu’ileût d’ailleurs, concilioit, on n’en sauroit discon-venir, les vues d’économie pour l’État, d’instruc-tion pour les individus et de considération pourl’armée; c'éloit d’ailleurs le moyen que les corpsmilitaires ressemblassent à une famille.
Dans ce système, au moment d’une guerre,ou du moins après la première campagne, ceuxqui ne peuvent plus soutenir les fatigues de laguerre se retirent; alors on a un avancementsur lequel on n’est pas blasé, qu’on ne peut pasavoir en temps de paix, et les jours de la guerresont, comme à Spar te, des jours de fête.
En Prusse , la patience et l’espérance des su-balternes étoient puissamment soutenues et nour-ries par les avantages attachés à l’état de capi-taine; ccl état, très-considéré, très-lucratif, étoitun suffisant objet d’ambition pour les hommesles plus estimables et les plus précieux à conser-ver. Et, comme le droit d’ancienneté présidoità l’avancement dans l’armée prussienne, tousles officiers avoient l’espoir d’y arriver; et cetteposition dans l’armée et dans la société, qu’onpou voit acquérir par une patience de quelques