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§ III-
Influence delà gloire du Roi de Prusse sur l’Opi-nion de l’Europe , et particulièrement de laFrance.
Quand Gustave el les Nassau firent refleurir l’artaprès tant de siècles de dégradation, non-seule-ment plusieurs de leurs élèves, tels que Bannier,Weymar, etc.,etc., combattirent comme nos auxi-liaires; plusieurs autres (sans parler de Turenne,et moins encore de Gassion, de Gadaigne, etc., nésFrançais), vinrent chercher une patrie sous nosdrapeaux, et y trouvèrent les honneurs dus à leurmérite et aux avantages de la nouvelle sciencequ’ils nous apportoienl : ainsi Rozen (i), Rant-zau, Schulemberg,etc., etc., parvinrent prompte-ment à la première dignité militaire : ils furentnos maîtres en tactique ; nous les révérâmes
(i) Ce Rozen, qui nous connoissoit bien , disoit de son fils,né en France, qu il ne feroit jamais rien, qu’il parloit tropbien français ; en efl’et, combien de gens , dont les paroles nousparaissent piquantes , assaisonnées d’accent étranger , qui nousparaîtraient ce qu'elles sont, fades et communes , prononcéesen bon français ! Qui n’a, en me lisant, quelque souvenir quiréponde à cette réflexion? C’est une de nos maladies -. nousn’avons jamais pu la communiquer à aucun autre peuple ; ils
éprouvent tous la sensation contraire. Est-ce bon naturel, est-ce
Ibiblesse de notre part ?
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