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comme tels; jusque-là, rien de plus juste; quecette prévention se soit prolongée assez long-temps après la mort de ces maîtres, rien encorede plus naturel. Mais il est impardonnable que,plus d’un siècle après, quand les connoissancesmilitaires eurent été répandues dans une fouled’écrits, et que les pratiques de l’art étoient à peuprès les mêmes partout , cette admiration ma-niaque pour des instructeurs militaires, sansautre mérite que leur qualité d’étrangers, ait étéportée au plus haut point au milieu de la paix.
Le moyen le plus ordinaire de ces charlatansétoil d’inventer de petites et bizarres observancesprônées un moment par leurs compères commedes moyens sublimes, et qu’ils abandonnoientpour en préconiser d’autres, sitôt qu’elles avoientété adoptées dans les troupes françaises.
Plus ces pratiques étoient absurdes, minu-tieuses, à la fois inutiles pour le service et vexa-toirespour le soldat, plus elles étoient adoptéesavec fureur par les faiseurs français qui penso eut,à la faveur de la sévérité avec Laquelle ils les fe-roient observer, mériter un avancement dont lapaix n’offroit aucun motif légitime : dans cettelâche ambition, ils renchérissoient sur les étran-gers mêmes ( i ).
(i) Luckner, au camp de Vaussieux, voyant cette grande