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Tome deuxième.
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» On n’a point assez considéré qu’un souverain» doué de si rares talens, qui commande lui-» même ses armées, a des avantages, que rien ne» peut égaler, pour produire cet ensemble et» cette vigueur d’action d’où dépend la plus» grande partie des événemens heureux de la» guerre. L’attention continuel le du roide Prusse» à maintenir la discipline dans ses troupes lui» donne une facilité de manœuvre supérieure à» tous ses ennemis, et c’est une des causes prin-» cipales de ses victoires. Sa tête et son cœur» ont fait le reste. Cette tenue et mille autres» choses inutiles dont il fatigue son armée n’y» font rien. »

Telle étoit la manière de voir des bons esprits,impuissante à reclilier l’enthousiasme déplacédu plus grand nombre.

Mais, comme nous l’avons dit, ce qui étoitparticulier aux Français, et véritablement, déplo-rable dans cette manie d’admiration et d’imita-tion de l’étranger, c’étoit celle étonnante fureurde se déprécier, de se ravaler et de s’abandon-ner eux-mêmes, pour relever les objets de cenouvel enthousiasme.

Duclos, bon Français, observateur piquantet sage (i) des mœurs et des travers de ses com-

(i) C'est de Duclos que Louis XY disoit ce mot si spirituel