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Tome deuxième.
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( 3a i )

patriotes, remarque que les brillantes qualitésdu roi de Prusse, ses malheurs, sa constance,avoient fait une telle impression sur l’imagina-tion française, que la plupart de nos officiers,en marchant contre lui, tenoient, sans en sentirla portée, tous les propos qui pouvoient refroi-dir le courage de leurs soldats. Le même effetavoit lieu dans la nation.

Au rapport du même écrivain et de plusieursautres, lorsque ce prince eut repris l’ascendant,on rencontroit dans la société, les cercles, lespromenades, les spectacles de Paris, plus dePrussiens que de Français. Ceux qui s’intéres-soient à la France étoient presque réduits àgarder le silence (i).

et si juste : « C’est un homme droit et adroit. » Il n’y a pointde définition plus vraie et plus exact e de l'esprit et du caractèrede Duclos , écrivain très - ingénieux et très - estimablecitoyen.

(i) Pour être entièrement juste, il faut observer que la guerrequ’on faisoit au roi de Prusse étoit t rès-impolitique ; que notrealliance avec la Maison d’Autriche étoit une dérogation rui-neuse à l’ancien système diplomatique de la France, qui nousavoit été transmis pair Henri IV , Richelieu , etc. ; c’est ce quipeut excuser jusqu'à un certain point, les frondeurs de cetteépoque. Quelques anmées auparavant, Voltaire avoit écrit àMarie-Thérèse, en luii peignant les sentimens des Français :

Ce peuple généreux , autant qu’il est aimable,

Dont le goût pour la gloire est le seul goût durable,

T. II.

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