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de combat. Les Autrichiens arrivèrent, mais détoit trop tard ; les deux lignes étoient déjà for-mées sur le flanc ; tout ce qui se présenta futrenversé ; et la victoire du roi de Prusse, quiavoit à peine trente-cinq mille hommes contresoixante mille, fut une des plus complètes et desplus décisives de la guerre; bel exemple, entretant d’autres donnés par le même héros, :1el’ordre oblique habilement employé dans l’offen-sive.
Par la même raison que Frédéric, dans sesmarches de manoeuvres offensives, avoit sonavant-garde presque immédiatement à la tête deses colonnes, dans ses marches de retraite, àportée de l’ennemi, son arrière-garde tenoità son armée ; aussi n’a-t-il jamais eu d’af-faire d’arrière-garde; car quel moyen que des ar-mées peu manœuvrières se fussent engagées àattaquer une arrière-garde d’élite soutenue parune armée habile à s’arrêter, à former une dis-position ou à faire, au besoin, un nouveaumouvement offensif en avant? quant à des trou-pes légères ou â de simples avant-gardes, ellesne s’y seroient sûrement pas compromises.
Tels sont à peu près les exemples et les rai-sonnemens sur lesquels Guibert motive son ad-miration pour Frédéric et justifie le dessein qu’il