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a formé de le présenter pour modèle à ses compa-triotes, à tous ses contemporains et à la postérité.
« J’ose cependant, dit-il, avancer que le roi de» Prusse n’a pas épuisé toutes les combinaisonst> de l’art, et que, sur la grande tactique, sur la» partie des marches principalement, il reste» beaucoup de progrès à faire.»
Soit pour faire adopter les manœuvres deFrédéric, soit pour les rectifier, Guibert partgénéralement de principes vrais, incontestables,tels que ceux-ci :
Qu’il faut bien connoitre le but des mouve-mens, bien se rendre raison des moyens , non-seulement réformer tout ce qui est faux , maisélaguer tout ce qui est inutile, enfin changertout ce qui est susceptible d 'amélioration , c’est-à-dire de simplification ; car il admet ces deuxmots comme synonymes.
Pour arriver à cette simplification, à la mo-bilité qui en est la conséquence et dont il sentsi bien les avantages, le principal obstacle qu’ilrencontre, c’est le préjugé établi contre les in-versions ; il sent tous les inconvéniens de cepréjugé , mais il ne les combat pas franchementet de front. Après avoir expliqué une des ma-nœuvres qu’il recommande le plus, « cette raa-» nière, dit-il, d’exécuter une marche de flanc,» a cela d’avantageux qu’elle tient l’armée plus