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Tome deuxième.
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» Elle n aura les rangs ouverts qu’en marchant» loin de l’ennemi et au pas de course. »

En traitant de la phalange et de la légion, nousavons remarqué plus d’une fois combien ces va-riations, ces nuances d’ordre dont elles étoientsusceptibles , produiroient avec nos armes uneimitation malheureuse, et dont l’effet infaillibleseroit de jeter la confusion dans une ordonnancesi minutieuse, de rendre impossible le rétablis-sement de l’ordre et des rangs une fois brouil-lés : tous ces raisonnemens ne peuvent jamaistrouver une application plus frappante qu’avec laplésion.

Il n’y a pas moins de complication dans l’ac-tion de la plésion que dans son ordonnance. Se-lon M. de Ménil-Durand, elle enfonce d’abordinfailliblement la ligne ennemie; puis la manchedroite fait à droite, la manche gauche à gauche;toutes deux marchent , s’éloignant l’une del’autre. « On voit, continue M. de Ménil-Du-» rand, avec quelle promptitude ces deux man-» ches seront sur les deux bataillons, ou les deux» parties de bataillon du point de la ligne que» la colonne aura enfoncé , et combien il est» impossible à chacun d’eux de résister, chargé» en cette partie par un petit bataillon detrente-» deux de front sur seize de hauteur.

» Chaque manche renversera donc le sien à