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taie cavalerie lancée à propos par un habilechef ( i ).
Un autre genre d’expédition se prépara, bien-tôt après, au camp de Boulogne où l’armée fran-çaise, réunie en un faisceau, se montra si belle,riche des souvenirs d’Allemagne, de Flandre,d’Italie, d’Egypte, propre à toutes les guerres,à tous les climats, à toutes les fatigues, à tousles exploits, admirable sous les rapports de ladiscipline, robuste, intelligente dans les soldats,zélée, obéissante, instruite dans les officiers par-ticuliers, sobre, grave, probe, savante dans lesgénéraux et les administrateurs, fortement élec-trisée par son chef dont l’étoile n’avoit encorepâli que loin des regards de l’Europe, devantSaint-Jean-d’Acre, sur les confins de l’Afriqueet de l’Asie, tache légère effacée par le bonheurde son retour et par ses derniers triomphes.
Ce rassemblement de l’armée à Boulogne futle plus beau moment de son existence; il en serale plus beau souvenir. Cet état de force resteraquelque temps stationnaire; U ne peut plus croître;il lui faut des prodiges pour se maintenir; ilsvont avoir lieu quand , privés par notre mau-vaise fortune maritime des secours que nous at-
(i) Le général Kellennau fils , aujourd’hui duc de Yaliny ,lieutenant-général et pair de France.