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conséquent sur l’Espagne, plusieurs Mémoiresexcellens, dont l’un est un grand ouvrage.
Tous ces secours ont été comme non avenus.Une orgueilleuse légèreté dans le commande-ment suprême, la servilité d’un enthousiasmevrai ou simulé, niais ou perfide dans les prin-cipaux agens, dédaignoient également les livreset les conseils. Aussi auroit-on de la peine à ima-giner à quel degré étoient portées l’ignorance etl’irréflexion, et combien les instructions tracéessur les bords de la Seine paroissoient absurdessur les bords du Tage et du Guadalquivir (i).
Pour justifier, pour excuser du moins la guerred’Espagne, quelques-uns ont prétendu que c’étoitune vue sage et profonde en politique, que d’atti-
(i) Junot , motivant des propositions de mouvement pournos troupes , avoit mis en avant, entre autres raisons, queles Anglais débarquant vers Péniche (où ils débarquèrent eneffet) , pouvoient couper l’aqueduc qui amène des eaux doucesà Lisbonne ; il lut vigoureusement tancé pour avoir montréla crainte de manquer d’eau douce sur les bords du Tage.Ainsi, dans un cabinet qui prétendoit diriger la guerre dePortugal, l’on ignoroit ou l’on oublioil que le Tage à Lis-bonne et dix lieues plus haut , est aussi salé et aussi im-potable que la mer ; de plus, les puits dont on faisoit usageautrefois , ont été comblés en partie par le fameux tremble-ment de terre ou mêlés d’eau de mer par le même événement.pu négligés et sans usage depuis l’existence de l'aqueduc.