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rer et d’occuper dans la Péninsule les armées an-glaises qui s’étoient déjà si souvent montrées surd’autres points du continent, où leur présenceavoit pu être plusdécisivequ’en Espagne.D’abord,on auroit d’avance répondu à ces argumens foi-blement spécieux, si, comme prélude essentiel,nécessaire même de l’occupation de la Péninsule,on avoit établi et organisé la grande diversionde l’Orient entre l’Angleterre et la Russie.
Mais même, avec la pensée peu raisonnablede ménager l’aMiance inutile du Turc , avec l’ar-rière-pensée, plus folle encore, de porter soi-même ses armes en Grèce, en admettant la con-venance d’attirer les Anglais dans la Péninsule,n’y avoit-il pas d’autres moyens d’y organiser laguerre à notre profit ?
Soit qu’on eût favorisé le fils contre le pèreou le père contre le fils, il y avoit une donnéequi se présentait d’elle-mème et qui pouvoitconvenir, momentanément du moins,et commepolitique de circonstance destinée à justifier età favoriser des mouvemens militaires.
C’était d’entrer dans les passions et dans leséternelles prétentions de la nation espagnole, enlui offrant la réunion du Portugal.
On auroit pu même se faire quelques partisansparmi les Portugais, en laissant propager l’idée