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Tome second.
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*4 HISTOIRE

l’emploi des logarithmes ; invention plus connue en Angle-terre que dans le continent. Elle a été cultivée et perfection-née par divers autres de ses compatriotes , comme EdmundWingate , Forster , Ougthred , Milburne , Seth Partridge , „et plus récemment encore par M. Lambert, dans ses Bey-trage Si c. ou Supplément auoc mathématiques appliquées. Lesfabricateurs Anglois d’instrumens de mathématiques donnentà cette règle ou à ces règles , le nom de Gunther. Observonsencore ici, que c’est à Edmund Wingate que la France doitles premières. tables logarithmiques dont elle a joui. Elles yfurent imprimées en 1624 sous ce titre : Arithmétique loga-rithmétique , par Edmund Wingate, gentilhomme Anglois(in-2.4), et de nouveau en 1626, aussi irt-14. Je n’ai cepen-dant pas l’assurance que ce livre ait paru dès 1624 ; si celan’est pas , c’est Henrion qui concourt au moins avec Wingate àavoir les premiers publié des tables Françoises de logarithmes.Henrion cultiva aussi l’invention de Guntner, dont on a parléplus haut, et prétend même y avoir ajouté quelques degrésde perfection $ sa table des logarithmes est prolongée jus-qu’à 20,000 , et présente les différences, ce qui est commodepour le calcul ( 1 ).

Quant à Gellibrand, nous connoissons très-peu des détailsrelatifs à sa personne. Nous savons seulement qu’il succédaen 1627 à Gunther dans sa chaire au collège de Greshain ,et qu’il fut un digne imitateur du zèle de Henri Briggs, sonami et son ancien maître , dont il compléta les travaux , commeon l’a dit plus haut. Il mourut lui-inême en i 636 , dans laquarantième année de son âge.

Avant que de passer dans le continent, et de faire connoîtreles travaux de ceux qui, les premiers , y accueillirent la théoriedes logarithmes, nous devons revenir sur Neper. C’est, à lavérité, principalement de la théorie des logarithmes qu’il tiresa célébrité. Nous ne croyons cependant pas devoir passersous silence quelques autres inventions , quoique moins bril-lantes et d’une utilité moins universelle , qui lui sont dues. Tellessont diverses nouvelles méthodes de résolution, imaginées dansla vue de simplifier la pratique de la trigonométrie sphérique,car il semble que ses vues se tournèrent toujours vers cetobjet. Parmi ces inventions , nous remarquons sur tout unerègle pour la résolution des triangles sphériques rectangles ,qui au jugement de tous ceux qui la connoissent, est extrême-ment ingénieuse et commode. En effet ceux qui pratiquent

(1) Traité des Logarithmes. Paris , 1626, in- 8?. Logocanon ou Règleproportionnelle, etc. Paris , m-Z°.

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