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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. I. 3 7n’a pas autant servi à reculer les bornes de la géométrie, quecelle des indivisibles. C’est à dater de l’époque de celle-ci, qu’ondoit compter les grands progrès qu’a faits cette science, et parlesquelles elle s’est élevée à l’état où elle est aujourd’hui. Cefut en i 635 que Cavalleri la publia dans son livre intitulé :Geornetria indivisibilibus continuorum noviî quâdatn rationepromota ( Bon. in-4 0 . ). Nous suspendrons l’exposition de ceque contient cet ouvrage mémorable, jusqu’à ce que nousayons dit quelque chose de son auteur.

Cavalleri (Bonaventure ) naquit à Milan en et entra

jeune dans l’ordre des Jésuates ou Hyéronimites. Il montradans ses études tant de facilité et de génie , qu’après qu’ileut pris les ordres , ses supérieurs jugèrent à propos de l’en-voyer à Pise , pour y profiter des secours puissans qu’offroitl’université célèbre qui y fleurissoit. Ce fut au grand regretde Cavalleri ; cependant c’est à ce voyage qu’il doit la célé-brité de son nom, car c’est dans cette ville qu’il connut pourla première fois la géométrie. Benoît Castelli, disciple et amide Galilée, la lui ayant conseillée comme un moyen de le dis-traire de ses ennuis, et des douleurs que lui causoit une gouttequi alla toujours en empirant, Cavalleri y fit de tels progrès,et épuisa si promptement dans ses lectures tous les géomètresanciens , que Castelli et Galilée prédirent dès-lors la haute célé-brité à laquelle il devoit atteindre. En effet, il imagina, peu après,sa méthode des indivisibles , dont il étoit en possession dès1629. Car l’astronome Magin, professeur dans l’université deBologne , étant mort cette année , Cavalleri fit communiquerson traité des indivisibles, et un autre sur les sections coniques,à quelques savans, et aux magistrats de cette ville, en deman-dant la place vacante. Ün n’en exigea pas davantage ; on trouva,dans l’un et dans l’autre de ces écrits, tant de marques degénie, qu’on agréa sa demande. Cavalleri fut nommé profes-seur , et . commença à en exercer les fonctions sur la fin de1629.

Outre l’ouvrage célèbre de Cavalleri, c’est-à-dire, sa géomé-trie des indivisibles, on lui en doit plusieurs autres, comme untraité des sections coniques , intitulé : De Speculo uslorio( in-4 0 . »i 632 .) une Trigonométrie ; sous le titre de Directorium generaleuranometricum , (in-4 0 ., i 632 ), qui parut de nouveau eni 6 if 3 , sous le titre de Trigonàmetria plana ac spherica ,linearis ac logaritlunica , &c. ; un Compendium regularumde tnangulis ; une Centuria problernatum astronomicorum ,ouvrages apparemment destinés à l’instruction de ses élèves.Les instances de ses auditeurs lui en arrachèrent un autre, quia droit de nous surprendre ; c’est un traité d’astrologie qu’il