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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. I. 5 9de l'Europe? En second lieu, la date de i 635 est sûrementantérieure à la véritable. Car Mersenne , à la lin de son Har-monie universelle qui parut en , corrige, d’après la dé-couverte de Roberval, ce qu’il avoit dit dans le premier volume,sur la cycloïde qu’il prenoit alors pour une ellipse. 11 paraîtpar là que c’est seulement vers cette époque, qu’il s’avisad’écrire à quelques géomètres pour les inviter à chercher l’airede cette courbe.

Pascal continue , et dit que vers l’an x 638 , un certain M. deBeaugrand , mathématicien fort mal traité par Descartes , et àce qu’il paroît avec justice, ramassa les démonstrations desdécouvertes faites en France sur la cycloïde, et qu’après les avoirun peu déguisées, il les envoya en Italie à Galilée. Ce faitme paroît avancé au gré de la passion de Roberval, dontPascal le tenoit. Car Galilée , dans ses lettres à Cavalleri, écritesen 1609 et 1640 (1) , parle de la cycloïde comme d’une courbedont il désespérait qu’on trouvât jamais la mesure. Quelle appa-rence que Galilée eût tenu ce langage, lui qui téinoignoit àCavalleri combien il désirait savoir si quelqu’un avoit résolule problème? Ainsi il est évident qu’on doit regarder l’histoirede la lettre de M. de Beaugrand sur la cycloïde, comme unfait controuvé ou soupçonné seulement par Roberval. Aureste ce M. de Beaugrand étoit coutumier du procédé qu’onlui impute.

Pascal dit enfin que Galilée étant mort, Torricelli parcou-rant ses papiers , y trouva les démonstrations envoyées parBeaugrand 5 que celui ci mourut bientôt après, et que Tor-ricelli l’ayant appris, et se voyant assuré par là de ne pou-voir être démasqué par personne, divulgua ces démonstrationscomme siennes dans l’ouvrage qu'il publia en 1644* Lesobservations faites plus haut paraissent renverser entièrementces allégations.

Cet historien n’est pas beaucoup plus exact ou moins par-tial , lorsque pour prouver le plagiat de Torricelli , il parled’une lettre de rétractation écrite en 1646 par ce géomètre.On dirait que Torricelli est convenu par cette lettre de sontort, rien moins cependant que cela. On la lit dans YHistoriaÇycloidis de Groningius, et l’on y voit seulement que Torricelli,fatigué des criailleries de Roberval, lui écrit enfin qu’il iinpor-toit peu q je le problème de la cycloïde f ût né en France ou enItalie ; quil ne s’en disoit point l’inventeur ; que jusqu’à lamort de Galilée , on n’avoit point connu en Italie la mesurede cette cmrbe , et qu’il ne l’avoit point reçue de France. Il

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(1) Groniig. Ibid.