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Tome second.
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* 3 a HISTOIRE

présenté à l'archiduc Albert , et que ce prince avoit donné àDrebbel ; il en fait ensuite une description qui ne permet pointde le prendre pour autre chose qu’un Microscope compose. Ilajoute que vers l’an 1610, les deux lunetticrs ci dessus imagi-nèrent les Télescopes , et qu’ils en présentèrent un au p inceMaurice , qui désiroit le cacher pour s’en servir avantageuse-ment dans la guerre où les Provinces-Unies étoient alors enga-gées. Mais l’invention transpira , et sur le bruit qu’elle lit , uninconnu vint à Middelbourg , et cherchant l’inventeur du Téles-cope , il s’adressa h Jean Lapprey qu’il prit pour lui , à causedu voisinage de leurs maisons , et par ses questions il lui donnalien d’en deviner la composition qu’il dévoila le premier , cequi l’en fit répnter l’inventeur. Cependant, ajoute M. Eoreel ,on reconnut peu de temps après la méprise ; car Adrianus-Metius et Drebbel, étant venus peu après à Middelbourg , allèrentdirectement chez Zacharie Jans, de qui ils achetèrent des 7 ’éles-copes, &c. Sur ce fondement, l’auteur du livre de jvero Teles-copii inventore , adjuge l’invention du Télescope à ZacharieJans ; la lettre de M. Boreel concilie effectivement assez bienla contradiction des dépositions que nous avons citées plus haut.Mais que dirons-nous du Microscope, croirons-nous contretoutes les idées reçues jusqu’ici , que sa naissance ait précédécelle du Télescope ? C’est cependant ce qu’il faut concliue dutémoignage de cet envoyé des Etats , qu’il ne me paroît paspossible de récuser , si ce n’est peut-être en objectant quelquedéfaut de mémoire. Je me borne.à avoir rappelle ces faits quim’ont paru n’être guères connus , quoique mille auteurs ayenteu occasion de parler de l’invention du Télescope ; je laisse aulecteur à les peser et à se déterminer. Ce qui paroît en résultersans dilliculté , c’est que la ville de Middelbourg eri Zélande estle lien du berceau de cet admirable instrument, comme Melphicelui de la boussole , dont l’inventeur n’est pas plus précisémentconnu ; tel est le sort de presque toutes les découvertes les plusutiles à l'humanité.

Quoi qu’il en soit de la découverte du Télescope , elle étoittrop brillante pour rester long-temps renfermée dans une con-trée de l’Europe ; elle ne tarda pas à se répandre de toutes parts ,et l’on sent aisément que les savans et les astronomes ne furentpas les derniers à s’y intéresser. Mais parmi ceux pour qui cetinstrument ne fut pas un vain sujet de curiosité , Galilée méritele premier rang ; il étoit à Venise lorsque le bruit de la décou-verte dont nous parlons s’y répandit. Incertain de ce qu’il de voitcroire , il en attendit la confirmation que lui apportèrent enfindes lettres écrites de Paris. Alors assuré des merveilles que larenommée débitoit du nouvel instnunent, il se mit, dit il, à

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