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Tome second.
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?J8 HISTOIRE

pendiculaire , est AH. Mais , par la supposition , la lumière semeut plus lentement , par exemple d’une moitié , dans le secondmilieu que dans le premier*, c’est pourquoi l’étendue de l’ondeA a, est moindre de moitié que celle de l’onde B/3 , et par con-séquent A 6 est dans le même rapport avec 13 d. Or A 3 et Dr/sont respectivement comme les sinus de l’angle rompu et decelui d’inclinaison. Donc ces sinus seront entre eux comme lesfacilités que la lumière éprouve à se transmettre dans les dif-férens milieux. Nous nous sommes contentés ici el’une esquissede l’explication de M. Uuvgens ; nous l'eussions développéedavantage , sans la prolixité à laquelle cela nous auroil en-gagés : ceux pour qui ce qu’on vient de dire ne suffira pas ,peuvent recourir à son Traité De lumine. Nous ne croyonspas qu’on puisse imaginer rien de plus satisfaisant dans l’hy-pothèse, que la lumière consiste en un fluide mis en action parle corps lumineux.

La difficulté fondée que Fermât faisoit à Descartes , en cequi concerne le mouvement de la lumière dans le sens parallèleà la surface réfringente, mouvement qu’il supposoit n’être pointaltéré , a donné lieu à une tentative pour expliquer la réfrac-tion , dont il nous faut encore dire un mot. On a conçu laréfraction de la lumière comme ce qui arriveroit à un globequi p.asseroit d’un milieu comme l’air, dans l’eau par exemple.Ce globe , à l’instant où il toucheroit la surface qui sépare l’aird’avec l’eau , commenceroit à éprouver de la résistance dansle sens perpendiculaire ; mais il auroit encore toute sa vitessedans le sens parallèle. Supposons-le enfoncé d’un quart , parexemple, de son diamètre : il éprouvera de la résistance, et sonmouvement sera altéré dans les deux directions ; mais moinsdans la direction parallèle que dans la perpendiculaire. Il ensera de même lorsqu’il sera plongé de la moitié , des troisquarts de ce diamètre ; ainsi, pendant qu’il s’enfonce , il doitdéciire une courbe convexe vers la perpendiculaire. Enfin ,lorsqu’il sera totalement plongé , alors éprouvant de tous lescôtés une résistance égale , il continuera sa route par la tan-gente au dernier point de cette courbe qu’il a décrite , et ilaura une direction plus éloignée de la perpendiculaire. Le con-traire doit visiblement arriver , lorsque ce globe passera d’unmilieu plus résistant à un autre qui l’est moins : la réfractionse fera en approchant de la perpendiculaire. Cette idée est deM. de Mairan (i).

Jusqu’ici cette explication procède fort bien , mais elle estsujette à des difficultés qui ne permettent pas de l’admettre»

{i) Voyez Mim, de l’Acadénu ann. 1726.