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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. IV. i5<)Lorsqu’à l’aide d’une profonde Dynamique , M. d’Alembert aexaminé la trajectoire de ce globe pénétrant d’un milieu dansun autre , et les deux directions avec lesquelles il commenceet il finit de la décrire , on a trouvé qu’elles ne suivent pointla meme loi que la lumière en se rompant , quelque hypothèsede résistance que l’on prenne. D’ailleurs , les mêmes milieuxsubsistant , la trajectoire est différente suivant la forme , lavitesse , et même la masse du corps qui les traverse. Ainsi ,quand il y auroit quelque forme de corps qui rendît constantle rapport des sinus des angles d’inclinaison et rompu , commeon ne peut supposer que fort gratuitement que toutes les parti-cules de lumière soient de cette forme , on ne pourroit guèress’aider de cette explication.

Ce n’est pas encore ici le lieu de développer la manière dontNeuton explique la réfraction. Comme elle tient à sa théoriede l’attraction, nous croyons devoir ne l’exposer qu’après avoirdonné connoissance des faits qui établissent cette théorie. Ainsi,nous renvoyons nos lecteurs au livre où nous exposerons lesdécouvertes mémorables de ce grand homme sur la lumière.

V I I.

La discussion où l’on vient d’entrer à l’occasion des premierspas de Descartes dans sa Dioptriquc , nous a fait perdre le filde notre histoire. Nous allons le reprendre en rendant comptede quelques vues nouvelles de ce philosophe pour perfectionnercette partie de l’Optique. Quoiqu’elles n’ayent point eu dans lapratique le succès que s’en promettoit leur auteur, elles reven-diquent ici un place, du moins à titre de découvertes dans lathéorie.

Les lentilles sphériques de verre ne réunissent pas tous lesrayons parallèles à leur axe en un même point. Dans les déter-minations qu’on a données ci-dessus des foyers de ces verres,il n’a été question que des rayons infiniment voisins de l’axe ;car à mesure qu’ils s'en écartent , leur rencontre avec cet axese fait dans un point plus proche que le foyer. A la vérité ,celte différence est peu sensible, tant que la surface sphériquequi les reçoit n’est qu’une fort petite portion de sphère; maisenfin elle est réelle , et delà il suit qu’une lentille sphérique nepeint pas à son foyer une image parfaitement distincte.

Ce défatit des verres sphériques est probablement ce qui ins-pira à Descartes la première idée de rechercher s’il n’y avoitpas quelque surface tellement conformée , que les rayons pa-rallèles s’y réunissent précisément dans un même point. D ail-leurs , cette recherche , à la considérer du côté purement

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