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Tome second.
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a64 HISTOIRE

réfraction à l’entrée et à la sortie de cette goutte. C’étoit là <ques’étoit arrête l’auteur italien , qui avoit cru pouvoir expliquerde même l’arc en-ciel extérieur , en changeant seulement quel-ques circonstances. Descartes , plus clairvoyant , appereut ets’assura par l’expérience (1), que l’arc en-ciel extérieur est pro-duit par deux réfactions dans l’intérieur des gouttes de vapeuirs ,comme l’on voit dans la figure { 86, n°. i.) en B. Le rayon

de lumière parti du soleil , entre par la partie inférieure de lagoutte , et y souffre une réfraction ; il se réfléchit deux Ifoiscontre sa surface , et il sort enfin en souffrant une seconderéfraction qui le renvoie à un point de l’axe tiré du soleil parl’œil du spectateur. Telle est la trace de chaque rayon de lumièrequi forme un point de la seconde iris ; nous le répéterons ici ,ceux qui ont contesté au philosophe fiançois la découverte dela plus grande partie de ce qu’il y a d’exact dans l’explicationde l’iris , étoient ou des ennemis de Descartes ou des personnesmal instruites ; nous renvoyons à la discussion particulière oùnous sommes entrés sur ce sujet, en parlant de De Dominis.

Mais pourquoi n’y a-t-il que les rayons comme AO et B O ,inclinés à cet axe , l’un de 4n° , l’autre de 5 % , qui excitent dansl’œil du spectateur une sensation de lumière ; car il est évidentqu’il n’y a point de goutte , soit inférieure à A , soit entre A et B,soit enfin au-dessus de B , qui n’envoie aussi à l’œil quelquerayon de lumière. Cependant on n’apperçoit de l’éclat qu’en Aet en B; en voici la raison d’après Descartes. Il ne suffit pasqu’un rayon de lumière parvienne à nos yeux pour y exciterquelque sensation ; il faut pour cela qu’il ait une certaine den-sité , proportionnée à la sensibilité de notre organe ; or de toutles faisceaux de rayons solaires qui tombent parallèlement surune goutte de vapeurs , M. Descartes trouve par le calcul qu’iln’y en a qu’un seul , savoir celui qui est éloigné du rayoncentral entre les 85 et 86 centièmes du rayon du globule , quiaprès la réfraction et la réflection qu’il éprouve , soit encorecomposé de rayons parallèles. 11 n’y a donc que ce faisceau delumière qui soit capable d’exciter quelque sensation sur un œiléloigné; or celui-ci forme avec l’axe tiré du soleil au point dia-métralement opposé , un angle de 41 0 , 3 o' , en supposant laraison du sinus d’inclinaison à celui de l’angle rompu , oùsuivant le langage moderne du sinus d’incidence à celui deréfraction , en passant de l’air dans l’eau de pluie , celle de 2 5 jà 180. On ne doit donc voir la bande lumineuse du premier arc-en-ciel qu’à une distance de 4 lD > 3 o ' du point diamétralementopposé au soleil. M. Descartes démontre par un procédé sem-

( 1 ) Meteor. Disc. 8.

blable ,