DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. IV. 2 65blable, que de tous les petits faisceaux des rayons qui tombentsur les mêmes globules , et qui sortent après deux réflectionsdans l’intérieur; il n’y en a qu’un dont les rayons qui le com-posent , conservent leur parallélisme , et qu’il fait avec le mêmeaxe que ci-dessus un angle de 5i° , . Ainsi la bande lumineuse
ne peut paroître au même œil qu’à 62 °. environ du point dia-métralement opposé au soleil ; l’intervalle entre la goutte A etla goutte B n’en peut fournir aucune dont un faisceau parallèlepuisse parvenir au même œil ; de là l’interruption de la lumièreentre les deux iris. Pour donner une idée plus distincte de lamarche du faisceau de rayons parallèles entrans dans la goutteet en sortans , sans perdre ce parallélisme , nous avons ajoutéà la ligure de l’arc-en-ciel deux figures, n°. 2 et 3, où la goutteest suffisamment grossie pour y voir distinctement cette marche.
Il reste à rendre raison des couleurs qui parent ces deux arcslumineux. L’explication complète de ce phénomène tient, commenous l’avons déjà dit, à la théorie Neutonienne des couleurs.Descartes cependant en rend une raison, à certains égards satis-faisante, en regardant la petite partie du globule par où sortentles rayons du faisceau parallèle , comme un petit prisme quijette , comme on sait, des rayons colorés. La situation diffé-rente de ces petits prismes à l’égard de l’œil du spectateur, fait(JU6 les couleurs présentent un ordre inverse dans les deux arcs.Nous n’en dirons pas davantage pour le moment ; ce qui resteencore ici à désirer sur ce sujet, nous le réservons pour le livreoù nous devons faire connoître les belles découvertes de Neutonsur la nature des couleurs ; on y vera aussi les ingénieuses spé-culations de M. Halley sur les arcs-en-ciel de différens ordres.
Fin du quatrième Livre de la quatrième Partie.
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Tome II.