DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Lrv. V. ?.?:>et il a une nuit de quinze de nos jours ; celui qui est situé surla partie du disque qui nous .regarde , voit sans cesse la terre,elle éprouve pour lui des phases semblables à celles que nousappercevons dans la lune ; mais elle n’a sur son horizon qu’unbalancement dans quelques degrés, semblable à celui d’une donos lampes d’église ; le phénomène est même encore pins sin-gulier pour celui qui habite les bords du disque ; car au moyendu mouvement de libration qu’elle éprouve , la terre ne faitpour lui que s’élever de quelques degrés sur l’horizon , cl ensuites’y plonger dans lintervalle d’environ trente de nos jours. Unhabitant du disque opposé de la lune ne voit jamais la terre ,et si l’on y voyage comme sur notre globe, on doit y apprendreavec étonnement que les liabitans de la partie opposée ont unastre que les'autres n’ont point, et ne virent jamais. Sans doutedans ce cas quelques curieux, ont dû faire le voyage pour jouirde ce spectacle singulier.
Kepler avoit encore laissé plusieurs autres écrits astronomiquesdont il méditoit l’impression ; il en étoit un cntr’autres , savoirun traité sur le Diagramme d’Hipparque : c’est une figure parlaquelle cet astronome déterminoit , d’après les phénomènesd’une éclipse , les distances du soleil et de la lune à la terre.Tous les manuscrits de Kepler étant tombés entre les mains<1 Hevdius, dont les héritiers les vendirent à M. Michel GottliebHarisch , ce savant projettoit en 1714 une édition complettedes Œuvres de Kepler , en 2a volumes in-fol. ; mais cette pro-messe n’a pas eu d’exécution , et M. Hansch s’est borné hdonner en 1718 la correspondance épistolaire de Kepler, sousce titre , Episto/ae ad J. Keplcmm &c. scriptae ; irise'/iis adeasdem responsis Keplerianis , &c. ( Lips. in-fol.'). Depuis cetemps M. Von-Mürr , savant de Nuhremberg, ayant acquis desheritiers de Hansch les manuscrits anecdotes de Kepler , s’estdonné beaucoup de mouvement pour réaliser son projet , maisil n’a pu y réussir , et malgré le mérite de Kepler il est aisé dejuger qu’une pareille collection auroit aujourd’hui peu d'ache-teurs , et ruineroit le libraire qui l’entreprendroit. Le nom' deKepler sera sans doute immortel tant qu'on cultivera l’astro-nomie ; mais ses écrits trop mal digérés , trop remplis d’idéeshasardées, ne sauroient le réimprimer dans ce siècle-ci. On doitnéanmoins savoir beaucoup de gré à. M. Hansch de nous avoirdonné la collection des lettres de Kepler ; car il étoit en cor-respondance avec tous les astronomes ou amateurs de l'astro-nomie de son temps ; et elles contiennent une multitude detraits curieux , et sur le personnel de Kepler et sur ses idées ,ainsi que sur ses correspondans , c’est-à-dire, presque tous leshommes de quelque mérite , ses contemporains. On trouve aussi
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