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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Pa’rt. IV. Liv. V. ? 9 3que , dans les matières de discussion philosophique , l’esprit-saint s’étoit énoncé conformément au langage et à l’opinionvulgaire des hommes ; c’étoit la doctrine qu’avoient enseignéeavant lui plusieurs savans docteurs et commentateurs de l’écri-ture , respectés dans les écoles. Mais ces autorités ne le purentpréserver , non plus que le P. Foscarini, de la censure. Leursouvrages déférés à la congrégation des cardinaux préposés àveiller sur les livres nouveaux , y furent condamnés ; et celuide Copernic qui y avoit donné lieu , fut enveloppé dans la con-damnation. Il fut ordonné que dans les nouvelles éditions quis’en feroient, on retrancheroit on changeroit les endroits où ildonne son système comme une réalité , et surtout ces deux cha-pitres où il parle avec une sorte de mépris de ceux qui pour-roient penser qu’on doit prendre à la lettre les endroits con-traires de l’écriture , et où il discute les raisons d’Aristote pourle repos de la terre. L’opinion enfin qui met le soleil immobileau centre de l’univers , fut déclarée formellement hérétique ,fausse et absurde en philosophie , et celle qui plaçant la terreen ce centre lui donne une rotation sur son axe , fut seulementqualifiée d’erronée dans la foi et dangereuse. J’avoue ne pastrop voir les raisons de cette distinction ; car la supposition dela terre mobile seulement sur son axe , et sans autre déplace-ment, contrarie autant le passage de l’écriture concernant Josuéque celle qui la fait mouvoir autour du soleil.

Galilée avoit trop de réputation et ses découvertes avoienttrop servi à accréditer le système de Copernic , pour qu’il pûtéchapper aux censures de l'inquisition. On n’eut pas plutôtdéféré à ce tribunal la nouvelle hérésie du mouvement de laterre , que ce grand homme fut cité comme celui qui contri-buoit le plus à l’étendre ; ce fut vers la fin de 161a. Il ne jugeapas à propos de s’exposera une longue prison ou à quelque chosede pis , par un attachement trop opiniâtre à son sentiment ;il le désavoua sans contrainte , et on le renvoya au commen-cement de 1616.

Quoique l'Jtalie fût alors un des pays où l’autorité met le plusd’entraves à la raison , Copernic et Galilée y eurent néanmoinsun apologiste. Ce fut le F. Campanella , dominicain , et Cala-brois de naissance , deux qualités qui, quoiqu’elles le rendissentplus justiciable de l’inquisition , ne l’empêchèrent pas de récla-mer les droits de la philosophie. Son livre , qui a le même objetque celui du P. Foscarini, parut en 1616 ; mais il faut l’avouer,Campanella s’étoit distingué par des écrits sur des matières mé-tal hysiques et religieuses , qui ne donnent pas un grand poidsà son suffrage.

Cependant Galilée inéditoit une vengeance qu’il exécuta plu-