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Tome second.
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ir’l S T O I R E

sieurs années après. Il travailla dans le silence à ses dialogues6ur les trois fameux systèmes du monde , ou à son SystemaCosmicum., qui est une apologie complète de celui de Copernic,à le considérer du côté de la physique II s’agissoit de le faireimprimer ; pour cela il exposa dans sa préface , que les étran-gers ayant pensé et même publié que la condamnation du sys-tème de Copernic étoit l’ouvrage d’un tribunal qui ne connois-soit pas les raisons qu’on pouvoit alléguer en sa faveur, il avoitvoulu montrer que les docteurs italiens n’étoient pas moinsinstruits des raisons pour et contre , que les plus savans ultra-montains 5 sur cet adroit exposé , on lui permit l’impression deson livre , et il parut en 1662. C’est un dialogue entre troisinterlocuteurs , dont l’un est le seigneur Sagredo , sénateur véni-tien , son ancien ami ; le second est lui-même, scus le nom deSalviati ; et le troisième , un péripatéticien , nommé Simplicio.Le pauvre Simplicio 11e paroît là que pour être battu de la ma-nière la plus complète , quoique Galilée lui fournisse les objec-tions les plus fortes , dont se soient jamais servis les péripatéti-ciens les plus aguerris ; car la victoire eût été trop facile , s’iln’eût eu à combattre que celles des philosophes ordinaires decette secte. Cet ouvrage avoit été précédé d’un antre apparem-ment anonyme et furtif, qui parut en i63i : il est intitulé, Novoantiqua SS. PP. et probat. Theologorum doclrina , de S. Script,testirnoniis in conclusionibus merè naturalibus , qune expe-rientiâ sensuum et demonstrationibus necessariis evinci pos -sunt, te merè non usurpandis. Ces deux ouvrages réunis formentune apologie victorieuse du sentiment de Copernic.

Il étoit difficile que l'obiet des dialogues de Galilée fut long-temps caché ; le succès qu’ils eurent , le ridicule qu’ils jettèrentsur les adversaires de Copernic réveillèrent l’inquisition. 11 avoiteu d’ailleurs de vives querelles sur des questions d’hydrostatique,sur les comètes , &c. avec un certain P. Horatio Grassi, Jésuite ,et l’on prétend que ce bon Père ne contribua pas peu à animerles inquisiteurs. Sans doute Galilée avoit compté être à l’abri duressentiment de ce tribunal sous la protection du grand duc deToscane , auquel il étoit attaché , et qui l’affectionnoit beau-coup ; mais ce prince , soit foi blesse , soit intérêts politiques àménager , n’osa ou ne put le soutenir. Galilée , cité pour laseconde fois devant le Saint-Office , le 23 juin 1602 , fut obligéde se rendre à Rome pour comparoître, et à son arrivée il futarrêté. On lui avoit tellement intercepté tous les moyens defaveur , que le pape Urbain VIII , qui en toute autre occasionlui avoit fait l’accueil le plus distingué et le plus amical , nevoulut pas l’écouter. Nous ne dirons cependant pas qu’il futjette dans d’obscures prisons , encore moins avec quelques