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Tome second.
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3 o <5 HISTOIRE

Galilée est le premier qui ait cherché à prouver le mouvë-ment de la terre par la parallaxe annuelle des lixes. Il déciitclans le troisième de ses dialogues sur le système de l’univers ,un moyen qu’il avoit imaginé pour la rendre sensible , quelquepetite qu’elle fût , et il projettoit de le mettre en pratique. Gemoyen consistoit à fixer un télescope dans une situation inva-riable , et à placer à une très-grande distance une petite lamequi , regardée par ce télescope , cachât une des étoiles de lagrande ourse , lorsqu’elle arrive à sa moindre hauteur : si cetteétoile paroissoit dans une saison , et étoit cachée dans une autre,il en devoit résulter que la parallaxe étoit sensible. Mais nousdevons peu regretter que Galilée n’ait pas exécuté son projet ;car l’inégalité des réfractions s’oppose entièrement à son succès.M. Wallis cherchant à rectifier la méthode de Galilée , a pro-posé , dans un essai sur la parallaxe des fixes ( i ), d’observerune étoile à l’instant où elle se couche , et d’examiner si ellereste toujours dans le même vertical ; mais cette méthode meparoît sujette à divers autres inconvéniens, qui la rendent aussipeu propre que celle de Galilée , à une détermination aussidélicate que celle dont il s’agit.

M. Hook entreprit vers 1660 de déterminer la parallaxe an-nuelle des fixes d’une manière plus sûre que celle que Galiléeavoit proposée ; il fixa pour cet effet, dans une situation per-pendiculaire, un télescope de trente-six pieds , et il observa pen-dant plusieurs années la brillante de la tête du dragon passantpar le méridien fort près de son zénith ; il trouva constammentque dans le solstice d’hiver elle en étoit plus proche de 27 à 3 o ffque dans l’été. 11 publia en 1674 cette observation, et il la donnacomme une démonstration du mouvement de la terre (2). M. Lus-tache Manfredi , qui a examiné dans un ouvrage particulier ( 3 )toutes les tentatives faites pour démontrer la parallaxe annuelledes fixes , a trouvé en effet que ces observations sont assez con-formes à ce qui doit arriver , en supposant qu’elle soit sensible jmais d’autres raisons ne permettent pas de les regarder commedémonstratives.

Le célèbre M. Flamstead a fait , pendant une assez longuesuite d’années , des observations dans la même vue. 11 travailladepuis 1689 jusqu’en 1697 à examiner les hauteurs de l’étoilepolaire, au moyen d’un quart de cercle de six pieds huit poucesde rayon , fixé dans le plan du méridien. Il y trouva en effet desvariations assez sensibles , d’où il conclut que les fixes éprouvent

(1) Trans. Phil. n. 202. (3) De annuis stell. inerrantium

(2) An attempt to prove the motion aberrationiius. Bon, i 7 a 9 » 27I ~ 4 °*of thv Earth. Lonci, 1674, in- 4?.