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où il s’étoit déjà l’ait un grand nom, par ses divers écrits astro-nomiques et physiques. Le cardinal de Richelieu l’y fixa ci.l’engageant à accepter une chaire de professeur royal , qui',remplit jusqu’à sa mort, arrivée en i 655 . Il eut de violentesprises avec Morin , grand partisan de l’astrologie judiciaire, e:ennemi enragé du dogme de la terre mobile; mais on en peu:voir l’histoire dans le récit des contestations qu’éprouva le systèmede Copernic.
Les principaux écrits mathématiques et astronomiques deGassendi, sont les suivans; i°. De apparente magnitudinc so/ishurnilis ac sublimis (Paris, 1642, in-4 0 . ; Operum , t. 3 . ) ;2 0 . lnstitutio astronomie a , anno 1647, édita (Opp. t. 4. ) >3 °. De rebus celestibus commentarii seu observationes , a b anno1618 , ad annurn 1 65 a, habitae (Opp. t. 4 )- On trouve ici desobservations de toute espèce, éclipses , conjonctions de pla-nètes, appulses de la lune à des fixes , &c., &c. On y voitles noms de ses co-observateurs, tant de Paris que de provinceet des pays étrangers. Tels étoient le prieur de la Valette ; lecélèbre Peiresc ; un M. Tondu , d’Avignon ; un juif, RabbiSalotnon Asobi, à Carpentras ; M. de Valois, trésorier de Franceà Grenoble, et le jardinier Leronce à Vizile; un M. Gringallet,Genevois ou Savoisien , ancien élève et calculateur de Kepler;M. PHuillicr, receveur général des finances à Paris; les P. Aga-tliange et Michelange , capucins au Caire et à Alep , &c. 4 0 .De Àlcrcurio in sole viso et venere in visa (Paris. \ 63 1, in 4 0 .Opp. t. 3 ). 5 °. De motu i.mpresso à motore translata (Paris.1642). 6°. De noveni ste/lis ci rca. jovem visis à P. liheita(Paris. 1641, ibid. ). n°. Proportio çnomonis ad ambrant sols-ticialem AJassiliae observata (ibid.). 8°. Ad P. ( asraeum deAcceleratione gravium epistolae très (Paris. 1646, in- 4 °. Opp.t. 4 )• 9 0 . 'Pychonis Brahaei vita , &c. Accessit Nie. CoperniciPurbachii et Regiomontani vita (Paris. i 654 - Hag. Com. 1 655 ,in- 4 °. Opp. t. 3 ). io°. Epistolae variée ( Opp. t. 6). Après cettenotice sur la personne et les écrits de Gassendi , nous reve-nons à sa célèbre observation.
Il s’en fallut peu que le mauvais temps ne le privât du plaisirde la faire. Le ciel fut couvert tous les jours précédens ; enfincelui qui étoit annoncé par Kepler, étant venu, les nuagescessèrent. Gassendi qui guettoit l’instant où le soleil se déoou-vriroit, tourna aussitôt son télescope vers cet astre, et n’y apperçutqu’une petite tache noire et ronde, déjà assez avancée sur sondisque. La petitesse de cette tache lui fit d’abord inéconnoîtieMercure , car on s’attendoit à lui trouver environ deux minutesde diamètre ; mais peu de temps après , la rapidité de son mou-vement ne lui permit plus de douter que ce ne fût Mercure, eî