DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. V. 3 2 3il sc hâta cle déterminer sa route sur le disque solaire , avecl’instant et l’endroit de sa sortie. Il trouva cjue son centre étoitsur le bord de ce disque, à dix heures vingt-huit minutes dumatin , et il détermina la conjonction à sept heures cinquante-huit minutes , dans le quatorzième degré trente-six minutesdu Scorpion. II conchul le moment de l’entiée à cinq heuresvingt-huit minutes du matin ; et le lieu du nœud voisin auquatorzième degré cinquante-deux minutes du signe ci dessus,au lieu du quinzième degré et vingt minutes où le plaçoitKepler. Gassendi mesura enîin le diamètre apparent de Mercure ,et ne l’estima que de vingt secondes. Il forma dès lors la con-jecture que celui de Vénus n’excédoit pas de beaucoup une mi-nute , ce que l’événement véiiiia en i 63 ç). A l’égard de Vénus,dont nous avons vu que Kepler annonçoit le passage pour le 6de décembre de la môme année; il n’arriva pas. Gassendi l’at-tendit inutilement plusieurs jours avant et après celui indiqué parKepler ; c’est pourquoi il intitula la narration qu’il fit de sonobservation de j\lercurio in sole visa et Venere in.visa. Getécrit parut en 1602, avec une réponse savante de SehickarJ,cjui étoit lui-même un observateur adroit et assidu, professeurde mathématiques et des langues orientales à Tubinge. Sesobservations ont été recueillies par Lucius Barretus ou AlbertCurtius (Knrtz), et insérées dans son Historia celestis à lasuite de celles de Tyclio.
Le phénomène dont nous venons de parler, arriva de nou-veau en i 65 i ; mais il ne fut observé que d’un seul mortel.On vit à cette occasion un exempte d’un grand zèle pour l’astro-nomie. Je-rémie Shakerlev , anglois , ayant calculé le momentdu passage de Mercure sous le soleil , et ayant trouvé qu’ilne scroit viable qu’en. Asie, s’embarqua pour Suiaie, où enetfet il l’observa le 3 novembre, à six heures quarante minutesdu matin , c’est-à-dire, à une heure cinquante minutes duniériden de Paris. Il informa ses amis du succès de son obser-vation , et c’est d’eux que nous la tenons ; car il mourut auxIndes , victime de son amour pour l’astronomie. On a de luides tables intitulées : 'Fables britanniques , qu’il publia vers1647, in-8°., et qui sont calculées d'après les hypothèses etobservations d’Horoxes , dont nous allons parler ( 1 ).
Depuis ce temps, les astronomes ont été témoins de plusieursautres passages semblables de Mercure sous le soleil. Il y ena eu en 1601, 1664, 1674, 1677, 1690, 1697, 1707, 1710»1720, 1786, 1740, 1743, 1753, 1706, 1769, 1786, 1789; et
(1) Slierbum dans l'appendix à sa sphère de Manilius , en vers anglois ,
p. 51.
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