326 HISTOIRE
clés gémaux, au lieu de io°. 3 1 '. i'à" , où les plaçoit Kepler Jque l’inclinaison de l’orbite à l’écliptique étoit de 3 °. ? 4 / ouu.ï'; enfin que de toutes les tables alors connues, les Iludol-phines étoient celles qui approchoient le plus de la vérité. Horoxesécrivit sur ce sujet un excellent traité intitulé : Venus in solevisa , auquel nous renvoyons pour le surplus des conséquencesqu’il tire de son observation. Il n’eut pas le plaisir de le publier;il finissoit à peine de le mettre en ordre , qu'il mourut presquesubitement le o janvier de l’an 1641. Ce précieux ouvrage ,et divers autres écrits d’FIoroxes, restèrent près de vingt ansenfouis dans l’obscurité, jusqu’à ce qu’ils tombèrent dans lesmains d’une personne capable de les apprécier. Iluygens seprocura une copie du traité ci-dessus , et en fit part à Hevélius,qui le fit imprimer en 1661, avec son observation du passagede Mercure arrivé cette année. Ce qu’on a pu tirer du restede ces précieux écrits, a vu le jour en 1678, par les soins duI). "Wallis , et de la société royale de Londres , sous le titre deHoroccii opéra posthuma ( Lond. 167H, in-4 0 - )• On y trouve in-dépendamment de sa défense de Kepler , sa correspondance avecCrabtrée , et leurs observations mutuelles; sa nouvelle théoriede la lune avec deux pièces intéressantes de Flamsteed , l’unesur l’équation du temps, l’autre sur le calcul des mouvemenslunaires , d’après la nouvelle théorie de Horoxes. Quant àCrabtree , il suivit de près son ami, également à la fleur deson âge. Il périt, à ce qu’on conjecture, de même que Gascoigneauquel les Anglais attribuent la première invention du micro-mètre , dans les guerres civiles (pii désolèrent l’Angleterre versce temps. Telle est l’histoire de la première observation de cephénomène célèbre. Il a fallu attendre jusqu’en 1761, pour levoir se renouveler, et depuis cm l’a vu encore en 1769. Maisn’anticipons point ici sur i’hiotoiie de cette observation fameusequi sera traitée dans la suite de cet ouvrage, avec l’étenduequ’exige le sujet.
X.
On peut diviser l’astronomie en deux parties, l’nne purementmathématique, l’autre physique; l’une qui travaille à représenteret assujettir au calcul les mouvemens célestes, l’autre qui tached’en assigner les causes et le mécanisme. Il n’y a proprementque la uremière qui soit de notre plan, et nous pourrions parcette rai-am légitimement nous dispenser d’entrer dans l'examendu système Physico-Astronomique de Descartes, qui appartienttout entier à la seconde. Mais la célébiilé de ce système lionsimpose en quelque façon la loi d’en parler et de le discuter.