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Tome second.
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32.8 HISTOIRE

cipales, qui n’ait son orbite incliné à l'équateur solaire ; la km®tourne aussi autour de la terre,sans paroître avoir aucun rapportphysique à l’équateur terrestre. En second lieu , si la rotation dela planète centrale produisoit le mouvement de tourbillon , ouen étoit produite , la couche du tourbillon contigu à la planèteauroit la même vitesse qu’elle , ce qui ne sauroit se concdieravec ia fameuse loi de Kepler. Le calcul en est facile à faire ; l’ontrouve , par exemple, cpie pour que cette loi eût lieu , la vitessede la couche contiguë au soleil devroit faire sa révolution enun tiers de jour environ ; cependant le soleil ne fait la siennequ’en vingt cinq jours et demi ; sa rotation devroit donc êtreaccélérée , jusqu’à ce qu il eût pris un mouvement convenableà la loi du tourbillon , ou bien il la détruiroit. Les planètes quiont des satellites autour d’elles , comme la Terre , Jupiter etSaturne , fournissent des objections encore plus insolubles ,parce qu’elles ne laissent lieu à aucun subterfuge, tel que quelquepartisan obstiné des tourbillons pourroit en imaginer pouraffranchir le soleil de cette communication du mouvement.

3 °. Les Physiciens qui , à l’aide de la géométrie , et d’unesaine théorie d'hydrodynamique , ont examiné le mouvementque pourroit prendre un tourbillon , n’ont jamais pu le concilieravec la règle de Kepler. M. Menton a traité cette matière à lafin du second livre de ses Principes , et trouvoit que dans untourbillon cylindrique , c’est-à-dire engendré parun cylindretournant rapidement autour de son centre , les temps pério-diques des couches devroient être comme le» distances à l’axe ,et que dans le tourbillon sphérique, c’est-à-dire engendré parle mouvement d’une sphère centrale , les temps périodiques descouches seroient comme les quarrés des distances aux centres,tandis que suivant la loi de Kepler , ils devroient être commeles racines quarrées des cubes de ces distances. Il est vrai queBernoulli ( 1 ) a remarqué dans la suite , que Neuton n’avoitpas eu égard dans cette détermination à quelques élémens quidévoient y entrer , et il a cru trouver que les couches d’untourbillon sphérique dans lequel on supposerait la densité enraison inverse de la racine quarrée de la distance au centre ,auroient des mouvemens tels que les quarrés des temps pério-diques seroient comme les cubes des distances. 11 explique aussil’excentricité des planètes par un mouvement d’oscillation com-biné avec le mouvement circidaire du tourbillon. Mais M. d’A-lembert examinant avec soin le calcul de Bernoulli, a trouvé (2)

(1) Nouvelles pensées sur le système (2) Traité des Fluides , pag. 3S5de Descartes , dncours couronné par et suiv.l’Académie en 1730.

que