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Tome second.
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349
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. VI. 349fut nommé en 1649 a chaire de Géométrie , fondée dansl’Université d’Oxford par le chevalier Savile et qu’on appelle parcette raison Savilienne , place qu’il occupa jusqu’en 1703( 28 octobre ) , date de sa mort. Il a publié en divers temps ungrand nombre d’ouvrages mathématiques , qui ont été rassem-blés en trois volumes in-J'ol ., dont le dernier vit le jour en 1699 ,sous le titre de J. PValLisii , &c. , opéra Mathematica. 11 y a delui un grand nombre d’ouvrages dans les Trans. philosoph. ,de la société royale de Londres , dont il fut un des instituteurset des premiers membres. Je ne dis rien de ses autres ouvragesthéologiques , moraux ou philosophiques , parmi lesquels ondoit néanmoins distinguer sa Grammaire ang/oise , son Artd’apprendre à parler aux sourds et muets , &c. 11 possédoitsupérieurement , comme Viète , l’art de déchiffrer les lettres enchiffre , quelque compliquée qu’en fut la clef. 11 étoit doué d’unemémoire si prodigieuse , qu’il lui est arrivé d’extraire de têtedans le silence de la nuit la racine quarrée d’un nombre decinquante chiffres , et d’être en état de le dicter ou l’écrire lelendemain matin ; il fut toujours peu favorable , pour ne riendire de plus , aux François et à Descartes en particulier. Cettedisposition paroît venir des querelles qu’il avoit eues , tant avecPascal, qu’avec Fermât et d’autres géomètres Iran cois , qui 11’yavoient pas mis , à dire vrai , cette honnêteté que méritoit lerang qu’il tenoit déjà parmi les géomètres. On peut voir au sur-plus un article considérable et fort curieux sur ce savant, dansle dernier Supplément de Bayle , par M. de Chauffepié. Nousrevenons à l’Arithmétique des infinis de Wallis.

Cet ouvrage , qui vit le jour en i 655 , est une application plusspéciale du calcul à la méthode , appellée des indivisibles parCavalleri , et de l’infini par quelques géomètres françois. Je disune application plus spéciale du calcul à cette méthode ; car ona vu que Cavalleri , Fermât, Descartes , Roberval , avoient déjàdonné des exemples de cette application, en quarrant d’une ma-nière générale les paraboles de tous les ordres ; mais ce n’étoitencore là que quelques rayons échappés d’une lumière plusgrande , que Wallis dévoila dans l’ouvrage cité ci-dessus. A l’aided’une induction habilement ménagée , et du fil de l’analogiedont il sut toujours s’aider avec succès , il soumit à la Géométrieune multitude d’objets qui lui avoient échappé jusqu’alors. Cefut, par exemple , l’analogie qui le conduisit à cette inventionsi utile , savoir de regarder les dénominateurs des fractionscomme des puissances à exposans négatifs. En effet , si l’on

prend cette suite de puissances, x>, x 1 , x\ x °(ou 1,) ~ > — > J, &:c. ,

qui sont en progression géométrique continue, les exposans