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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. IX. 5 gSdes étoiles qui y sont répandues , étoient ou incomplets , oudéfigurés par des erreurs sans nombre. Hallei conçut le desseind’aller faire une énumération exacte de ces étoiles. L’île deSainte - Hélène , située vers le dix-septième degré de latitudeaustrale, et où la compagnie angloise des Indes venoit de for-mer un établissement, lui parut propre à ce dessein, et il de-manda à y être envoyé. Il étoit encore fort jeune alors , maisil avoit déjà commencé à jetter les fondemens de la haute répu-tation qu’il a depuis acquise par divers traits de sagacité , entreautres par la solution directe et géométrique d’un problèmequi avoit jusque là fort occupé les astronomes, savoir de dé-terminer dans 1 hypothèse de Kepler les aphélies et l’excentri-cité des planètes, d’après trois observations données. Cetteréputation naissante lui avoit valu la connoissance de M. Wil-liamson , secrétaire d’état, qui affeclionnoit les mathématiques,et de M Jonas Moore , intendant de l’artillerie , et lui-mêmehabile mathématicien. Us appuyèrent sa demande auprès deCharles II qui l’agréa, et qui donna ses ordres pour qu’il eûttoutes les commodités convenables à son entreprise. Hallei partitdonc pour Sainte-Hélène au commencement de 167 5 , et y arrivapeu de mois après. Il s’attendoit à y trouver la température d’airla plus favorable aux observations; mais on l’avoit trompé, etce ne fut qu’avec bien de la peine , et en saisissant tous lesmomens favorables avec une assiduité, extrême , qu’il vint àbout de son dessein. Il releva avec un sextant de cinq piedset demi de rayon les distances respectives d’environ trois centcinquante étoiles , méthode qui lui parut la plus expéditive ,et la seule qu’il pût employer dans la circonstance où il setrouvoit. De plusieurs de ces étoiles qui étoient sans noms, etde quelques-unes du navire Argo , il forma une constellationnouvelle qu’il nomma le Chêne de Charles II ( Robur Caroli-nurn ) , en mémoire de celui sous l’écorce duquel ce prince ,après la déroute de Worcestre, échappa à la poursuite de Crom-well. Hallei ne pouvoit effectivement témoigner sa reconnois-sance d’une manière plus noble et plus dura*ble, qu’en en gra-vant les marques dans le ciel même , que les bienfaits de ceprince lui donnoient le moyen de mieux connoître.

Hallei fit à Sainte-Hélène une autre observation importante,savoir celle du passage de Mercure sous le soleil, arrivé le 28octobre ( vieux style ) de l’année 1677. Il eut l’avantage d’envoir l’entrée et la sortie, ce que ne purent point faire quelquesautres observateurs Européens qui virent aussi , mais imparfai-tement ce passage, le soleil n’étant point encore levé pour eux ,lorsque Mercure entra dans le disque de cet astre. M. Halleipublia toutes ces choses intéressantes en 1679 , dans son livre

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