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intitulé : Catalogus stellarurn Australium , seu st/pp le mentit mcata/ogi Tychonici , &c. Cet ouvrage contient encore d’excel-lentes réflexions sur le mouvement de la lune, dont nous au-rons occasion d’entretenir le lecteur.
Le passage de Vénus sous le soleil, annoncé alors pour le6 juin de l’année 1761 , a été le sujet d’une des plus ingénieusesidées de Hallei. L’utilité de ces passages des planètes inférieuresau-devant du soleil , en ce qui concerne la perfection de leurthéorie, étoit connue depuis long-temps, et nous en avonsdonné une idée en rendant compte de la première observationde ce genre , celle de Mercure , faite en i 63 i. Hallei sut entirer un autre usage que personne 11’avoit apperçu avant lui.Il concerne la parallaxe du soleil , chose si nécessaire pourconnoître la distance où nous sommes de cet astre, et la gran-deur précise de notre système. Hallei trouvoit que le passage deVénus sous le soleil, annoncé pour 1761, pouvoit donner cetteparallaxe , et par conséquent la vraie distance du soleil , à un5 oo e près, et cela par une observation fort simple, savoir cellede la durée de ce passage vu de certains endroits de fa terre.Cette idée qu’il avoit déjà annoncée en i6yi , il l’a développadavantage en 1716, par un écrit particulier. Nous observeronscependant ici que Hallei se trompoit par l’effet d’une méprisesur la position d’un triangle qui entroit dans son calcul. Ons’en est apperçu , lorsque ce passage étant peu éloigné , lesastronomes se sont sérieusement occupés des meilleurs moyensd’observer ce phénomène , et d’en tirer des résultats. Mais ilest toujours vrai que Hallei eût l’heureuse idée de le faire servirà la détermination exacte des dimensions de notre système pla-nétaire 5 et en effet il a servi à déterminer la parallaxe du soleil,à quelques dixièmes de seconde près, sur lesquelles on est dé-sormais partagé. Qu’il eût été agréable pour un astronome aussizélé d’être témoin d’un spectacle aussi rare et aussi précieuxpour l’Astronomie. Mais Hallei avoit déjà soixante ans, et ilfui eut fallu aspirer à une vie plus que centénaire. Ne pouvantdonc s’en flatter, il exhorte d’une manière pathétique les astro-nomes qui vivront alors à réunir toute leur sagacité et leursefforts pour tirer de cette observation les fruits qu’on doit enattendre. Ses souhaits ont été remplis; mais l’histoire de ce phé-nomène , de ses observations , et des avantages qu’en a retirél’Astronomie, appartient à ce siècle, et sera traitée dans la suitede cet ouvrage avec l’étendue convenable.
Nous nous contentons de parcourir ici les traits principauxde la sagacité d’Hallei en Astronomie. C’est pourquoi nous nedisons rien de divers écrits sur des matières astronomiques ,qu’on trouve répandus dans les Transactions. Nous passerons