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Tome troisième.
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leçons de l'école polytechnique, au recueil desquelles nous nousbornons à renvoyer, pour une multitude de problèmes curieux etintéressans. Nous citerons aussi , comme digne d'être lu , lemémoire du cit. Tinseau, inséré dans le IX e - volume des mé-moires présentés à l’académie par divers savans.

X I.

Après avoir exposé avec l’étendue qu’on vient de voir ledéveloppement de plusieurs branches de l’analyse finie , il esttemps enfin de passer à celui des progrès des calculs diffé-rentiel et intégral, ou des fluxions et fluentes, pendant ce siècle-ci. Mais avant d’entrer dans cette carrière , nous devons revenirsur quelques objets que l’abondance de notre matière nous acontraints de renvoyer du volume précédent à celui-ci.

L’un est l’histoire de la querelle élevée entre Neuton et Leibnitzsur l’invention du calcul différentiel. L’autre est celle de laquerelle intentée à ces nouveaux calculs eux-mêmes , par Rolleet le célèbre évêque de Cloyne , le docteur Berckley , qui nousa aussi paru trouver plus naturellement sa place à cette époque.Nous allons commencer par la querelle entre Neuton etLeibnitz.

Il y a apparence que Leibnitz auroit resté tranquille possesseurd’une partie de la découverte des nouveaux calculs, s’il eût étéplus équitable envers Neuton. Car on ne peut se dissimuler qu’ileut à cet égard des torts , qui furent le germe de cette que-relle. Déjà quelques lettres écrites en Angleterre , et où il pa-roissoit s’attribuer trop exclusivement l’invention de son calcul ,lui avoient attiré des remarques désagréables sur le droit qu’yavoit Neuton antérieurement à lui. M. Fatio avoit même dithautement que Leibnitz ne s’imaginât pas qu’il tînt de lui ce qu’ilsavoit de ce calcul ; qu’il étoit obligé de reconnoître Neutonpour son premier inventeur , et qu’il laissoit à juger quelle party avoit Leibnitz , à ceux qui pouvoient lire leurs lettres mu-tuelles et divers papiers déposés dans les archives de la Sociétéroyale de Londres Leibnitz inculpé de cette manière , réponditvivement et se plaignit à la Société royale. Mais l’affaire n’eutpas alors d autre suite , ce fut seulement quelques années aprèsque la querelle éclata.

Le traité de Neuton sur la Quadrature des courbes , et souEnumération des lignes du troisième ordre , ayant vu le jouren 1704, les journalistes de Léipsick n’en firent pas un extraittrop avantageux. On y disoit entr’autres , après une légèreexposition de la nature des fluxions , que Neuton au lieu des