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Tome troisième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. I. 22 3seule inspection des coefficiens des termes de léquation pro-posée une suite dexpressions qui approchent continuellementet de plus en plus de la valeur dune des racines de léquation.Etant donnée, par exemple, cette équation du quatrième degré,1 -h ix 5 xx -I- 4 x J x 4 ( forme à laquelle toute équationpeut facilement être réduite ) , il considère cette expressioncomme le dénominateur dune fraction qui doit donner une sérierécurrente dont léchelle de relation sera, parce quon a vu ci-dessus , 2 a -+- 5 B 4C -H D, et il fait voir quaprès uncertain nombre de termes, la fraction formée dun terme quel-conque divisé par le suivant, donne alternativement une valeurplus grande et une moindre que celle dune des racines cherchées,et toujours de plus en plus approchante. Ainsi, dans lexempleci-dessus, en prenant arbitrairement les quatre premiers termes( parce que l'échelle de relation est de quatre ), savoir 1,1, 1,1,on a cette série récurrente 1,1,1, 1,0,2, 7, 25 , p 3 ;341 , 1254 &c.; ce qui donne pour la valeur dune desracines cherchées = ~ ou lune par excès, lautre par

défaut; mais fort approchantes de la vérité. En prolongeant plusloin la série, on lauroit encore plus exactement.

Il est vrai quil y a des cas cette règle paroît manquer ,comme ceux léquation a des racines égales ou à très-peu prèségales, ou des racines imaginaires. Mais lauteur y trouve unremède simple et dont résulte une opération qui nest guèremoins facile.

Cette méthode est aussi applicable au retour des suites, ou àla résolution des équations dun nombre inlini de termes, ainsi

quaux extractions des racines simples des nombres. Car Y 2,

F ar exemple, nest autre chose quune des valeurs de a: danséquation incomplète x> 2 = 0. Mais le développement detout ceci nous meneroit trop loin, et nous renvoyons au mé-moire même de Daniel Bernoulli, ou à l Introduction à Lanalysedes infiniment petits de Euler , chapitre XVII , cette mé-thode dapproximation est expliquée.

Il y a encore des séries quon nomme récurro-réeurrentes, ourécurrentes de divers ordres , que les cit. Lagrange et La Placeont considérées et appliquées à la résolution des diverses ques-tions très-compliquées de la théorie des probabilités. Mais noustâcherons den donner ailleurs une idée.

M. Stirling, célèbre géomètre anglois, est un des premiers quise hâtèrent dajouter aux découvertes de Moivre, sur la théoriedes séries; cest lobjet de son excellent livre intitulé, Méthodusdifferentialis seu de summatione et interpolatione seriarum. ,quil publia à Lqndres en 1730. Il entre nécessairement dans