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Tome troisième.
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334 HISTOIRE

observations minutieuses que lui lit Nicolas Bernoulli, filsde Jean , qui ne pouvoir, ce semble , ne pas partager l’espècede liel qui anima toujours son père contre les géomètres an-glois. Mais la solution de Taylor est aussi courte que le permetla nature du problème , claire contre son usage , et suffisam-ment accompagnée de détails et d’exemples, pour être réputéecomplette.

Herman , élève de Bernoulli , se montra aussi en cetteoccasion dans la carrière. Reprenant d’abord l’ancien problèmede Bernoulli , il proposa une règle fort commode pour entrouver dans un grand nombre de cas la solution. Elle consistedans une certaine permutation des élémens des co-ordonnéesdes courbes proposées , qui réduit cette solution à une opé-ration très-courte de calcul Dans son quatrième exemple , iltraite le problème de Leibnitz , dont il propose une solution.Il faut cependant remarquer que cette solution n’est pas .com-plette , car la règle de Herman, sur laquelle étoit aussitombé vers le même temps Nicolas Bernoulli , non celuidont nous parlons, mais son cousin-germain , fils de Jacques ,n’est pas aussi générale que la donnoit Herman. Il se cor-rigea lui-même, à cet égard, quelque temps après et reconnutque telle qu’il l’avoit donnée, elle devoit être bornée auxcourbes algébriques. Il donna en conséquence à cette occasionune nouvelle manière de déterminer la trajectoire orthogonaledes courbes exprimées par une équation différentielle. Maisnous remarquerons encore ici que sa règle n’atteint pas à toutela généralité possible , car elle ne s’applique qu’aux courbesdont l’équation différentielle se réduit à cette forme dæ=pdy toù p est une fonction de y seulement, ce qui suppose la sé-paration complète des indéterminées ; et d’ailleurs pour la gé-néralité complette de la solution , il faudroit que p fût unefonction quelconque de x et y. Cela lui fut aussi objecté parNicolas Bernoulli, fils de Jean , qui observe d’ailleurs quecette règle n’avoit pas été ignorée de son père, et qu’elle avoitété aussi proposée par son cousin Nicolas Bernoulli, avec cettedifférence , que celui-ci la restreignoit convenablement. Enfin,il faut en convenir, malgré le mérite de Herman en géo-métrie , il fut conduit à reconnoître lui-même dans une addi-tion à ses précédentes solutions, que sa nouvelle méthode nes’étendoit qu’au cas de courbes transcendantes semblables , ensorte qu’elle étoit bien éloignée d’avoir la généralité qu’il luiavoit d’abord attribuée. C'est ce que montre clairementNicolas Bernoulli, dans deux mémoires insérés dans les Actesde Leipzig, l’un en 1718, l’autre en 1720 , et qui contiennentl’histoire curieuse de ce problème dans ses différentes époques,