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cours est précisément dans la perpendiculaire. Enfin il est tudelà, si le miroir est concave, ou dans le cas de la réf'ra:-tion, si le rayon passe d’un milieu rare dans un dense.
Barrow détermine aussi , d’après ces principes , quelle forneprend l’image d’une ligne droite présentée de différentes mi-nières à un miroir sphérique, ou vue au travers d’un inilituréfringent ; sur quoi il donne diverses déterminations géomé-triques , curieuses et élégantes.
On voit par tout ce que nous venons de dire, que le doc-teur Barrow toucha de très-près à la découverte des caustiques;car ces courbes ne sont autre chose que la suite de toutes lesimages du meme point vu par réflection ou par réfraction , cetoutes les places différentes que l’œil peut occuper. Il est mêmesurprenant qne ce géomètre, porté comme il l’étoit d’un goûtdécidé vers tout ce qui se rapprochoit de la géométrie pure etsublime , n’ait pas recherché le lieu on la courbe de tous cespoints. 11 se pourroit même faire que ce fût cet endroit desLeçons optiques de Barrow, qui eût donné lieu à M. Tschirn-hausen d’entrer dans cette considération.
Quelque vraisemblable que soit le principe ci-dessus, la can-deur du docteur Barrow ne lui permet cependant pas de taireune expérience d’où naît une objection à laquelle il convientlui-même ne savoir que répondre. La voici : Que l’on p ! a:eun objet au delà du foyer d’un verre, et qu’on applique d’abordl’œil contre ce verre , on verra l’objet confusément ; mais ilparoîtra à peu près dans sa place. Qu’on éloigne ensuite l’œildu verre, la confusion augmentera, et l’objet semblera appro-cher. Enfin lorsque l’œil sera fort près du point de concours ,la confusion sera extrême, et l’objet paroîtra tout contre l’œil.Or dans cette expérience l’œil ne reçoit que des rayons con-vergens, et par conséquent dont le concours, loin d’être audevant, est derrière lui. Cependant il apperçoit les objets audevant , et il juge , sinon distinctement , au moins confusé-ment , de sa distance; ce qui ne paroît nullement facile à con-cilier avec le principe dont nous parlons.
Après avoir beaucoup réfléchi sur cette difficulté , j’avoisimaginé une réponse que j’ai vue depuis, en lisant l’Optiquede Smith , avoir été faite par le docteur Berckley , évêque deCloyne , dans son Essai sur une nouvelle théorie de la vision.Lors, disois-je, que l’œil reçoit des rayons convergens , alorsles pinceaux des rayons rompus par les humeurs de l’œil , quidevroient être rencontrés par la rétine précisément à leur som-met, ne le sont qu’après ce point de réunion, et c’est là cequi produit la confusion , chaque point de l’objet ayant alorspour image , non un point, mais un cercle. Or cet objet est