DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. II. .fjinous en tenir à son principe , jusqu’à ce que l’on ait trouvéquelque chose de plus satisfaisant. Je me fonde , de mêmeque lui , sur ce que cette difficulté tient à quelque secret de lanature, qui n’a pas encore été pénétré, et qui ne le serapeut-être que lorsque l’on aura fait de nouvelles découvertessur la nature de la vision. Nimiràm , dit-il, inpraesetiû castî ,peculiare quiddam , naturae subtiütati involutum delitescit,acqrè fortassis nisi perfectihs explorato videndi modo dete-gendum. Nous finirons aussi cette discussion par ces paroles,et en invitant les opticiens à approfondir davantage une questionsi intéressante. Sur diverses questions optiques, et en particuliercelle du lieu apparent des objets vus par réfraction ou par ré-faction , voyez, les Opuscules de Dalembert , tome premier ;on y trouvera l'examen du principe de Côtes , employé parSmith.
Nous ne devons pas terminer cet article sans dire quelquesmots d’un problème assez curieux qui tient à la manière donton apperçoit les objets plongés sous un milieu différent decelui où se trouve l’œil , comme le fond d’un vase ou d’unbassin rempli d’eau. On sait d’abord qu’il paroît rapproché jmais de plus il paroît former une courbe qui s’élève vers lasurface de l’eau. Snellius se demandoit quelle étoit la naturede cette courbe ; il paroît qu’il l’avoit traité dans un de sesouvrages restés manuscrits , et que c’est-là qu’il établissoit saloi de la refraction.
Il est aisé de voir qu’avant tout , il faudroit connoître enquel point du rayon rompu prolongé , on apperçoit l’objet jor c’est , comme on l’a vu , une question encore indécise.Mais en pareil cas , les géomètres aiment à raisonner d’aprèsun principe quelconque. Ainsi il est probable que Snelliussupposoit que l’objet apperçu par réfraction étoit vu dans leconcours du rayon rompu prolongé , avec la perpendiculaired’incidence. Il a du conséquemment trouver dans ce cas , quela courbe en question est une courbe du quatrième degré ;nous trouvons en effet que dans cette supposition , et en ap-pellant æ l’éloignement du point vu par réfraciion , de celuisur lequel tombe la perpendiculaire tirée de l’oeil , et y l’or-donnée , l’équation de la courbe (1) se trouvera , en repré-sentant par une ligne KD (/%■• 2 ) la surface intérieure duvase , et par FF la surface de l’eau ; l’œil étant supposé aupoint O , j’abaisse de ce point sur les deux surfaces la per-pendiculaire UFD , sur laquelle je détermine le point A par le
(1) Le reste de cet article, manquant dans le manuscrit, a été suppléé enentier.
'lome III.
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