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Tome troisième.
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4.» 8 " HISTOIRE

petit foyer, que si elle étoit parfaitement distincte. Aussi dansles lunettes ordinaires, voit-on fréquemment les bords de l’imagecolorés en rouge ou en violet, et surtout lorsqu’on amène cesbords vers celui du champ de la lunette.

Newton pensoit que ce défaut étoit absolument irrémédiable ,et cela seroit en effet, si dans toutes les matières quelconques,la dispersion des rayons différemment colorés étoit la mêmelorsqu’ils éprouvent la même réfraction. Si, par exemple , deuxfaisceaux de lumière entrant l’un dans un morceau de cristalet l’autre dans un morceau de verre , de manière à ce que lerayon , rompu dans l’un et l’autre, forme le même angle, detrente degrés par exemple , avec la perpendiculaire , et quela déviation des rayons rouges d’avec les violets fût égalementd’un degré , il n’y auroit nul moyen de corriger l’effet de ladifférente réfrangibilité. Or Newton pensoit que dans chaquematière , le sinus de l’angle de réfraction des rayons rougesétant dans une raison constante avec le sinus des rayons violets,qui est l’autre extrême , il devoit en résulter que dans les dif-férentes matières, le ruêtne rapport devoit avoir lieu sous lemême angle rompu.

Cette conséquence étoit néanmoins précipitée ; et en effet ,examen fait, il s’est trouvé que la même réfraction n’étoit pointaccompagnée d’une égale dispersion dans différentes matièrestransparentes , ou d’une égale différence de réfrangibilité dansles rayons différemment colorés ; dans uil verte d’uiie espèce,par exemple le verre commun , le rapport de réfrangibilité desrayons rouges avec celle des rayons violets , est celui de (1)164 à i 56 , tandis que dans un autre verre , appellé par lesAnglois f/int-tr/ass , ce rapport est (2) celui de i 585 à i 6 i 5 ,c’est-à-dire que dans le verre ordinaire, le rapport pourra s’ex-primer par la fraction décimale 0,98718 , tandis que dans leflint glass , cette fraction sera seulement 0,98142.

Quoique la découverte de cette nouvelle propriété de la lu-mière , ou plutôt des corps réfringens , soit due au célèbre artisteanglois , M. Dollond ( 3 ) , elle a été cependant provoquée parM. Euler, et peut-être seroit-elle encore inconnue , sansune discussion sur la réfraction , élevée entr’eux. Voici à quelleoccasion.

(1) L’auteur laisse en blanc ce rapport.Je l’ai tiré du mémoire de Clairauc, in-séré dans ceux de l’académie des sciencespour 1757.

(a) Même observation que dans la noteprécédente. J’ai moi-même fait le calculcomparatif en fractions décimales.

(3) C’est ainsi que l’assure l’auteur.L’exacte vérité se trouve dans la notesuivante, que M. de Lalande m’a com-muniquée :

Ce fut Chestermonhall qui, vers 175°,eut l’idée des lunettes achromatiques. Il

M.