DES MATHÉMATIQUES. Part. Y. Liv. II.
M. Euler , frappé en 1747 de l’imperfection de nos objectifs,tant à raison de l’aberration causée par la différente réfrangi-bilité de la lumière , qu’à raison de celle qui provient de lasphéricité, cherchoit à les perfectionner d’après une considéra-tion fort ingénieuse. Il remarquoit que dans l’organe de la vue,la réfraction n’étoit point accompagnée de couleurs , et il soup-çonnoit que c’étoit un artilice particulier employé par l’auteurde la nature , que d’avoir employé quatre réfractions pour pro-duire cet effet ; car il y en a ce nombre , savoir d’abord enpassant de l’air dans la cornée, de-là dans l’humeur aqueuse ,de celle-ci dans le cristallin , et enfin de ce dernier dans l’hu-meur vitrée. Il rechercha donc s’il n’y auroit pas quelque com-binaison à de sphéricité donner à des lentilles de verre etd’eau , qui pût produire l’effet de corriger l’aberration de cou-leur , et même celle de sphéricité $ car dans l’organe de l’œil,l’une et l’autre sont corrigées.
M. Euler , analysant ce problème , trouva en effet des cons-tructions d’objectifs formés de verre et d’eau renfermée dan»leur concavité, qui dévoient détruire l’effet de la différente ré-frangibilité. Ces objectifs, s’il eût été possible de les mettre àexécution , avoient même un avantage particulier : c’est qu’aumoyen de sphéricités de rayons fort médiocres, les foyers
Ï louvoient être portés fort loin. H en eût moins coûté pouraire un objectif ainsi composé , de trois à quatre cents piedsde foyer , qu’il ne l’est aujourd’hui d’en faire un de quaranteà cinquante pieds. Voyez les Mémoires de Berlin pour 1747.Mais quelques efforts que M. Euler ait faits pour se procurerun objectif ainsi composé, il n’en a jamais pu obtenir un bon;il en a fait l’aveu dans les Mémoires de l’académie de Berlin,de 1753. Il en attribue uniquement la difficulté à celle de tra-<vailler des verres d’une dimension aussi précise qu’il en seroitbesoin ; il en rejette aussi la faute sur la sphéricité , qui nepermet pas aux rayons latéraux de se réunir au même pointque ceux qui sont voisins de l’axe.
Il faut encore observer que M. Euler n’arrivoit à la solutionci dessus , qu’en donnant pour base à ses calculs une suppositionqu’il faisoit sur la loi de la dispersion des rayons différemment
s’adressoit à Ayscough , qui faisoit tra- en donna la construction à Bird , qui n’envailler Bass. tint pas compte. Dollond en profita.
Dollond ayant eu besoin de Bass pour Dans le procès qu’il y eut entre Dollond
un verre que demandoit le duc d’Yorck, et Watkin , au banc du roi, cela futBass lui fit voir du crown-glass et du prouvé ; mais Dollond gagna, parcefiint-glass. qu’il étoit le premier qui eût fait con-
Hall donna une lunette à Ayscough , noître les lunettes achromatiques,qui la montra à plusieurs personnes 5 il
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