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Tome troisième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. II. 453couverte , fut la démonstration de M. Klingenstierna. On ladonne par cette raison , ainsi que quelques autres ayant traità ce qu’on vient de dire , par forme de note , à la fin de cetarticle.

Je remarquerai encore ici comme une particularité , quelorsque le bruit de la découverte de M. Dollond et de ses lu-nettes sans couleur se fut répandu , on étoit si préoccupé àBerlin de l’impossibilité de corriger les couleurs par un moyendifférent de celui que M. Euler londoit sur sa loi de dispersion ,qu’on fut persuadé et qu’on écrivit que la bonté des lunettesde l’artiste anglois provenoit d’une autre cause que de la cor-rection de la différente réfrangibilité. On l’attribua à une assezheureuse combinaison de verres pour détruire l’aberration causéepar la sphéricité , et les rendre par conséquent susceptiblesd’une très-grande ouverture, ce qui joint à la petite dimen-sion de ces premières lunettes achromatiques , rendoit l’aberra-tion de réfrangibilité insensible. C’est ce qu’on voit clairement,tant par un ou deux mémoires de M. Euler , que par un deM. le comte de Redern , sur les progrès de la dioptrique dansce siècle. Ce ne fut que quelques années après, que M. Eulerreconnut, d’après une démonstration de M. Clairaut, que sonprincipe sur la loi de réfraction n’avoit pas la solidité qu’illui avoit si long-temps attribuée. Mais il est temps de reveniraux progrès de la découverte de M. Dollond.

En possession d’un fait aussi intéressant que celui découvertpar l’artiste anglois, il ne tarda pas d’en tirer les conséquencesqu’il présentoit pour la perfection des objectifs des lunettes.11 y vit la possibilité prétendue par M. Euler, de corriger l’aber-ration de réfrangibilité par une combinaison de milieux réfrin-gens, et quelques expériences faites avec des prismes des deuxmatières ci-dessus , la lui démontrèrent. Il accoupla l’un avecl’autre en sens contraire deux petits prismes , l’un de crown-glass , l’autre de flint-glass , l’angle des faces de ce dernierétant moindre que celui du premier. Il en résulta un prismetronqué qui , s’il eût été d’une matière homogène , eût coloréle rayon émergent non parallèle à l’incident, tandis que danscelui ci, ce rayon faisant avec le premier un angle , n’éprou-voit aucune couleur. Or un objectif n’e6t qu’un composé depetits prismes adossés entr’eux ; d’où il résultoit que composantun objectif de deux matières différentes, comme celles ci-dessus,il pourra y avoir un foyer et une image non colorée. M. Dol-lond construisit en effet d’abord, non sans beaucoup d’essaiset de tâtonnernens , un objectif composé de deux lentilles ,l’une convexe et l’autre concave , et appliquées l’une contrel’autre , la première de crown-glass et l’autre de flint-glass ,