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Tome troisième.
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4*o HISTOIRE

grand ou plus petit que le rapport véritable ; dans le premier cas,

Terreur est en plus , et dans le second , elle est en moins.

Dans le premier cas, il suffira de diminuer un peu la courburede la première surface de l’objectif, c’est-à-dire, de celle qui esttournée vers l’objet, en laissant les lentilles qui composent l’ob-jectif appliquées les unes sur les autres , à l’ordinaire.

Dans le second cas, il est encore pins facile de remédier aumal : en écartant un peu Tune de l’autre les lentilles qui composentl’objectif, on détruira presque toute l’aberration de réfrangibilitéqui étoit demeurée à l’objectif composé.

Rien de plus simple que ces deux moyens; mais comme lesecond est incomparablement plus facile à exécuter que le pre-mier, il sera bon de prendre toujours le rapport de la diffusiondes couleurs plutôt un peu moindre qu’un peu plus grand quele vrai.

- Non-seulement il est possible de corriger en grande partie Ter-reur qui naît de la fausse détermination du rapport de diffusion ,par les moyens que nous venons d'indiquer ; mais on peut encorela faire disparoître au moyen de l’oculaire convexe que Tonadapte ordinairement à ces lunettes; car l’aberration de couleursde cet oculaire, étant heureusement alors en sens contraire decelle de l’objectif, il est possible d’avoir un oculaire qui la dé-truise presque entièrement, et M. d’Alembert donne le calculnécessaire pour en déterminer les dimensions.

Le travail que cette recherche Ta obligé de faire sur les ocu-laires, Ta mis dans le cas de faire sur ce sujet deux remarquesessentielles.

La première est qu’au lieu d’employer pour ces oculaires duverre commun, il faudroity employer une matière où la diffusiondes rayons fût plus grande, telle , par exemple, que celle qu’atrouvée M. Zeiher, qui, ayant à peu près la meme réfractionmoyenne que celle du cristal d’Angleterre , écarte les couleursdeux fois autant que ce dernier, et trois fois plus que le verrecommun; ces oculaires, quoiqu’avec un foyer plus court, repré-senteroient les objets aussi nettement; et comme en détruisantce qui reste de couleurs, ils permettroient de donner aux objectifsde plus grandes ouvertures, les images en seroient plus nettes etplus vives.

La seconde a pour objet le rapport des courbures que Ton doitdonner aux deux faces de l'oculaire, pour éviter autant qu’il estpossible, l’aberration de sphéricité; le calcul a fait voir à M. d’A-lembert , que celles qui avoient été données avant lui par les"opticiens, éioient insuffisantes en ce qu’elles n’évitoient l’aber-'ration que pour les objets placés dans Taxe , et qu’elles la don-noient considérable pour ceux qui s’en.écartoient ; au lieu qu’il