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Tome troisième.
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468 HISTOIRE

rapport n’est pas si bien démontrée qu’on ne puisse y ffiCupçcnnerquelques variétés ; il étoit donc nécessaire d’examiner les erreursque ces variétés pourroient produire , quelques petites qu'on lessupposât; c’est aussi à quoi d’Alembert s’est occupé dans un desarticles du mémoire dont nous parlons, et son calcul prouve quecette erreur, du moins dans les termes où l’on peut la supposer,n’est pas fort à craindre.

Une seconde supposition seroit encore dans le même cas ; ona toujours regardé comme constant, que si en passant de l’airdans un milieu quelconque, le sinus d’incidence est au sinus deréfraction, dans un certain rapport ; et en passant de l’air dansun autre milieu, dans un autre rapport ; en passant d’un de cesmilieux dans l’autre, il seroit dans un rapport formé des deuxprécédens, divisés l’un par l’autre; mais cette supposition n’estpas non plus rigoureusement démontrée , et il se trouve par lecalcul que ce rapport pourroit subir une légère augmentation.L’expérience peut vérifier si cette augmentation est réelle ; il ne.s’agit pour cela que de disposer deux lentilles de différentesmatières, de manière qu’elles soient d’abord contiguës, de lesécarter ensuite, pour voir si en tenant compte de cet écartement,le foyer se trouvera ou ne se trouvera pas le même que dans lecas où elles étoient contiguës ; c’est une vue indiquée aux opti-ciens pour s’assurer d’un fait qui pourroit devenir très important.

Une troisième cause pourroit encore produire une aberra-tion , très-légère, à la vérité, dans les objectifs : les rayons quipénètrent la première surface de l’objectif, ou du moins quelques-uns d’entr’eux, souffrent quelques réfractions dans les autres sur-faces , et après avoir été, pour ainsi dire, balottés de l’une àl’autre, ils pourroient être renvoyés vers l’œil, et y former desfoyers, à la vérité, très foibles. On jugera aisément que ces foyersne peuvent pas troubler sensiblement la vision ; cependant, pourne rien laisser en arrière, d’Alembert les a calculés , et a indiquéle terme qu’il falloit ajouter ou changer dans les formules précé-dentes pour les obtenir.

Ce mémoire et les précédens ont pris tous les différens articlesdans la plus grande généralité; il se trouve cependant plusieurscas dans lesquels il est nécessaire d’y faire quelques restrictions,quoique ces restrictions soient pour la plupart très-peu considé-rables ; elles tombent sur l’examen des lentilles simples, etd’Alembert donne les formules nécessaires pour les faire entrerdans le calcul et voir quand elles peuvent être négligées sansrisque.

Les recherches contenues dans ce mémoire , dans les deuxprécédens, et dans le troisième volume des opuscules, sont lerésultat du long et pénible travail que d’Alembert a fait sur cette