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Tome troisième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. II. 4 7 i

concerne les lunettes achromatiques, comme il avoit fait pourles télescopes à réflection. On a de lui des ouvrages qui lui fonthonneur. Mais ce sont surtout MM. Anthéaulme ,l’abbé Bouriot,de l’Etang et Gonichon , qui, parmi nous , paroissent avoir portécet art le plus loin (i). D’après les formules de Clairaut, M. An-théaulme, connu par son habileté dans la physique et dans lesarts , fit au mois de septembre 1763 , un très-bon objectif achro-matique de sept pieds, le premier que l’on ait fait de cette force 5il produit beaucoup plus d’effet que la lunette de trente-quatrepieds qui est à l’observatoire ; il a trente-quatre lignes d’ouver-ture , et peut porter un oculaire de trois lignes. M. Anthéaulme acentré ses verres , en faisant porter sur leur surface une desextrémités d’un niveau parfait, et faisant tourner le verre entretrois entailles , où il tournoit sans changer de situation ; lamoindre inégalité d’épaisseur faisoit varier le niveau. Il l’a tra-vaillé dans une forme qui n’étoit pas parfaite; mais y ayantensuite collé du papier fort épais , et appliquant le verre dessus,il a vu les endroits où le papier étoit trop comprimé ; il les ausés avec la pierre-ponce , et s’est procuré par-là un bassin depapier , très-exacte ment sphérique. Je vais rapporter ici lesdimensions de cet objectif ; étant déjà consacrées par un entiersuccès, elles pourront servir de modèle à d’autres artistes.

La partie tournée du côté de l’œil est de la matière la pluslégère, cest-à-dire, de verre commun ou de crown-glass. Sacourbure extérieure a sept pieds et demi ou quatre-vingt-dixpouces de rayon ; la surface intérieure a dix huit pouces derayon ; le verre qui est de la matière la plus pesante, a le rayonde sa concavité de dix-sept pouces et un quart, ou un pied cinqpouces 3 lignes, et ce ménisque a le rayon de la convexité quidoit être tournée du côté de l’objet, de sept pieds six pouceshuit lignes. Ces deux matières différentes sont séparées l’une del’autre sur les bords , par l’intervalle d une carte à jouer, et for-ment par leur assemblage un objectif compose , qui a sept piedade foyer. On est obligé d’employer pour cette lunette deux ocu-laires, afin d’avoir un champ plus vaste malgré la force amplifi-cative : le grand oculaire , qui est le plus près de l’objectif, a dix-huit lignes de foyer ; le rayon de sa convexité tournée vers l'ob-jectif, est de onze lignes et six dixièmes; celui de la convexitétournée du côté de l’œil , est de sept pouces une ligne et neufdixièmes; le petit oculaire a cinq lignes de foyer; c’est un mé-nisque , c’est à-dire, qu’il est convexe du côté de l’objet, etconcave du côté de l’œil ; la convexité a deux lignes et un quart

(1) J’ai ajouté ici , d’après Y Astronomie de Lalande , ce qui concerne leslunettes de MM. Anthéaulme et Uouriot,