DES MATHÉMATIQUES. Pajit. V. Liv. II. 487concaves que tes lentilles de crown -glass ne sont convexes :ce qui est fort avantageux.
Apiès avoir donné les formules d’aberrat'on pour plusieurslentilles, il examine les degrés de perfection dont les objectifssont susceptibles, et les ouvertures qu’ils peuvent comporter;après quoi il établit la réfraction moyenne du Flint Glass, 1,62;et celle du verre commun i ,55 d’après ses propres expériences,et le rapport des dispersions de 3 2 à 20, au lieu de 3 et 2 queDollond avoit trouvé.
Dans le meme volume, il donne une manière de tailler et depolir les verres. Dans son Recueil de 1783 , le cit. Rochondonne la description d’un instrument très-utile. Clairaut avoitimaginé en 1761 , un moyen de se procurer des prismes variablesavec des substances solidesen employant un segment de cylindre,le P. Abat, dont nous citerons les expériences curieuses dansl’art. XIII, v substitua un segment de sphère. Le cit. de Rochonimagina en" 1776 de mettre l’un sur l’autre deux prismes égauxque l’on fait tourner circulairement pour en changer les angles.
11 avoit présenté, dès 1780 à l’Académie, la description deces Diasporametre , ou prisme variable à mouvement circulairequ’il placoit devant l’objectif d’une lunette ; et il s’en servitpour construire une table fort utile de la réfraction et de ladispersion dans différentes substances , ( Recueil de 1788. p. 319).
Dans le même recueil de 1783, le cit. Rochon donna desnouvelles formules d’aberration , qu’il vérifia par ses expériences.Pour savoir si un objectif détruit les couleurs , il suffit de re-garder deux objets également éloignés, l’un peint en rouge,et l’autre en bleu. Lorsqu’on les voit tous les deux distinctement,c’est la preuve qu’il n'y a point d’aberration sensible de réfran-gibilité, puisqu’alors les rayons rouges ont le môme foyer queles rayons bleus.
Mais il est difficile d’avoir une bonne matière; Dollond par-vint à construire une lunette acromatique , à triple objectif,de trois pieds et demi de longueur , et de 42 lignes d’ouverture.Cette lunette amplifie les diamètres des objets jusqu’à cent vingtfois avec toute la clarté et la distinction nécessaires aux obser-vations les plus délicates. Un tel effet qui équivaut à celuiproduit par les lunettes du célèbre Campani de 3 o à 40 pieds,sembloit devoir procurer à l’astronomie de plus grands avan-tages que celui de faire disparoître l’incommodité qui résultede l’usage de ces longues lunettes. Mais la difficulté de trouverdu flint glass assez épais , et en même temps assez parfait pourêtre employé à la construction de lunettes de même genre ,beaucoup plus longues , a arrêté les progrès de cet art important.Le cit. llocbon en travaillant lui-même une lunette acromatique