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Tome troisième.
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DES MATHÉMATIQUES. Paut. V. Liv. IE 5o3avoit plusieurs années. Celui ci venoit de faire un excellenttélescope, et content de son ouvrage, il dit à ses ouvriers:je crois que voilà le dernier terme de la perfection pour nousautres opticiens de profession ; il ne se fera plus aucun pasessentiel parmi nous , et si il arrive que les télescopes reçoiventquelque degré important de perfection , ce sera par quelqu’unqui n’aura pas appris de nous à les faire : en effet, on a vudeux grands pas de Herschel qui, probablement en effet, nepou voient être dûs qu’à un amateur enthousiaste.

Le premier pas regarde les miroirs des télescopes à réflexionauxquels Herschel s’est attaché. Il a bientôt vu que toutes lesrègles et les procédés mécaniques pour donner à ces miroirsla vraie figure parabolique n’étoient que de belles chimèreslorsqu il s'agissoit de passer six pieds de foyer, car la vraiefigure lient alors à si peu de chose , «pie le seul tact peut aiderà la donner. Il y a toujours plus de cent à parier contre un ,qu’avec toute l’attention et l’habitude possible , on ne la donnerapas. Herschel fondit lui-même trois miroirs pour chacun deses télescopes de 7, 10, 20 pieds. 11 essaya tous les miroirs avecun tact naturel, perfectioné par l’habitude, et laissa d’abordà chaque télescope le meilleur des trois miroirs pour les ob-servations, en attendant qu’il en eût de meilleurs, puis il tra-vailla ses miroirs successivement, laissant au telescope le meilleur,et travaillant le moindre. C’est ainsi que Herschel ayant fait beau-coup de miroirs pour chaque télescope , le meilleur de touslui a servi, sans qu’il renonçât à travailler encore ceux qui étoientles moindres , après avoir étéles meilleurs pendant quelque temps,ür, un seul coup de poli mal donné, gâte la figure pour lesyeux exercés avoir certaines étoiles. Chaque fois qu’il entreprendde travailler un miroir, il en a pour 10, 12, 14 heures de travailsans quitter un instant, même pour manger, et recevant de lamain de sa sœur quelques alimens nécessaires pour supporterune si longue fatigue : car il n’abandonne le travail pour rienau monde : suivant lui, se seroit le gâter; mais en 365 jours iln’a pas 365 heures telles qu’il les lui faut pour les observationsdélicates.

Certain qu’il avoit porté ses miroirs à un degré de perfec-tion qui étoit inconnu jusqu’alors; Herschel soupçonna qu’onse trompoit sur la faculté de l’œil en déterminant le maximumde 1’ amplification pour chaque telescope. 11 crut qu’on pouvoitporter le pouvoir des oculaires beaucoup au-delà de ces bornesordinaires, en donnant à l’œil le temps de s’y accoutumer, etil trouva par expérience que sa conjecture étoit fondée. 11 ya des bornes en effet à l’agrandissement, pour un œil non-pré-paré, et au premier moment, on a lieu de croire qu’en passant