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Tome troisième.
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DES MATHEMATIQUES. P^rt. V. Liv.IT. Sv)

chefoucault, avant que le cit. Rochon y eût pensé; il en a donnéla description dans son volume; il avoit assez d’esprit et assezde candeur pour qu’on puisse le croire capable d’avoir eu cetteidée, et incapable de se l’être attribuée, mais il étoit assezmodeste pour ne rien contester. (P Ail . Irans. 1777, p. 792.)11 y proposa aussi de changer avec des prismes la distance desimages, pour mesurer les grands angles aussi bien que les petits.

M. Maskelyne donna ses idées dans le même volume, sur lamanière de placer les prismes pour avoir des micromètres pris-matiques , et il annonça qu’il avoit fait part de son invention àDollond , et 1’ayoit fait exécuter un an avant, et qu’il n’enavoit point fait un secret; il fit imprimer les observations deDollond et de Aubert, amateur riche et éclairé des instrumensd’astronomie; qui remontent au mois d’avril 1776.

Cet usage des prismes peut avoir un grand avantage sur merpour épargner les calculs de la longitude , dont nous parleronstome IV, page 579 ; voici ce que proposoit le cit. Rochon dansson Recueil de 1783, p. 204. On place un prisme de verredont la réfraction est d’un degré, derrière le petit miroir del’instrument à réflexion qui sert à la mesure de l’angle. Ceprisme peut tourner circulairement. Un fil noir ou un trait in-dique le sens selon lequel il doit être tourné pour que son axesoit parallèle à l’horizon, et par conséquent son angle danscette position est vertical. En faisant mouvoir ce prisme de lavaleur de cent quatre-vingt degrés, son angle est encor vertical,mais son effet est en sens opposé de la première position ; desorte que pour la position où le sommet de l’angle est tournévers le ciel, et pour celle où il est tourné vers la terre, la diffé-rence de réfraction est de deux degrés. Il est bien à remarquerque l’œil juge avec une précision suffisante d’une ligne verticale,lorsqu’il est guidé par le fil noir qui indique sur le prismela position qu’il faut lui donner ; et quand l’estimation de l'œils’écarteroit d’un degré, cette différence seroit une erreur infi-niment petite, puisqu'entre les deux positions écartées l’une del’autre de 180°, la différence de réfraction ne seroit que dedeux degrés. Cela posé, tandis qu’un observateur prend , avecun cercle de réflexion ou un sextant, la distance apparente dela lune au soleil ou à une étoile ; l’autre observateur mesureavec un sextant armé de ce prisme , la distance apparente dela lune au soleil dans les deux positions du prisme, éloignéescomme nous l’avons dit l’une de l’autre de 180 0 ; or, selonla nature du plan qui passe par l’œil de l’observateur, et parla lune et le soleil, la distance observée sera plus ou moins af-fectée de l’effet de la réfraction du prisme, laquelle seroit dedeux degrés, si les deux astres étoient dans le même vertical.