Band 
Tome troisième.
Seite
520
JPEG-Download
 

5 îo HISTOIRE

C’est cette différence entre les deux observations qu’il importede connoître , pour pouvoir lui comparer l’effet absolu de laparallaxe combinée avec la réfraction, afin de déterminer parune seule proportion , la quantité dont la distance apparentes’écarte de la distance réelle.

Supposons par exemple, que l’effet total de la parallaxe etde la réfraction soit de io f ; ce qu’on sait toujours par la tablequi est dans tous les livres de navigation , lorsqu’on connoîtla hauteur de deux astres au-dessus de l’horizon ; supposonsencore qu’on ait trouvé la distance apparente de la lune au soleilde 5 o Q , avec un bon instrument, et qu’avec l’instrument arméd’un prisme, on ait trouvé que la quantité dont les deux ob-servations de distances diffèrent dans les deux positions du prismeest de 4°'; on fait cette proportion : deux degrés de déplace-ment donnent quarante minutes entre les deux observations dedistances, combien vingt minutes, effet absolu de la parallaxeet de la réfraction, doivent-elles donner? ce quatrième terme esti 3 / 2.0" ; quantité dont la distance apparente s’écarte de la réelle ;ainsi l’art de convertir les distances apparentes de deux astresen distances réelles ne consiste plus que dans deux observationsfaciles et à la portée de tous les marins. Ce fut cette idée in-

f ;énieuse qui occasionna le prix proposé par l’Académie, et'instrument du cit. Richer , (tome IV. p. 5 y 9).

La grande exactitude des micromètres prismatiques donnalieu au cit. Rochon de les appliquer à la mesure des distancesinaccessibles, par le moyen d’une lunette où il y a deux micro-mètres ; le premier donne les petites distances en mettant sim-plement la lunette à son point; parce que la longueur d’unelunette variant suivant la distance des objets , cette variation ,lorsqu’elle est sensible, peut être employée à la déterminationde la distance. 11 est vrai que cette variation n’est bien sen-sible que dans les longues lunettes et dans les petites distances ,ce qui limite extrêmement cette méthode si simple et si com-mode d’avoir les distances par l’inspection seule de l’objet.

L’index est une aiguille d’acier qui indique la distance surla platine divisée. On se sert de cette platine comme d’un bou-ton , pour faire mouvoir le tuyau des oculaires et mettre la lu-nette à son point ; les chiffres tracés selon des lignes spiralesdésignent le nombre de toises dont on est distant de l’objet.La différence des vues ne nuit en aucune façon à cette mesure,par la précaution que l’on a prise de rendre variable à volontéle premier oculaire par lequel on regarde un carré de fils d’ar-gent placé au foy r er. Aussi faut-il commencer par mouvoir lepremier oculaire jusqu à ce que l’on voie distinctement le carré;et par-là la différence des vues 11’influe plus sur ia. mesure

donnée