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HISTOIREparcouru multiplié par dix, [ grandeur de l’angle ] divisé parun [ variation de Vangle ].
Supposant l’espace parcouru de cent toises, l’angle de dixminutes et la variation de l’angle d’une minute, la distance del’objet est dans ce cas de mille toises.
X.
Des Instrumens à réflexion ; des Octans ; des Cercles ; del’Astromètre du cit. Rochon.
Les instrumens à réflexion qui servent à l’observation deslongitudes en mer , sont une invention importante de ce dix-huitième siècle.
Le quartier de réflexion , appelé aussi octant de Hadley ,octant anglais , est l’instrument dont on se sert le plus en mer,pour observer les hauteurs et les distances des astres , en re-gardant un des astres directement, et l’autre par la réflexionde deux miroirs, en sorte qu’on voit les deux astres se tou-cher. Cette découverte est une époque mémorable pour la na-vigation ; elle fut donnée en xy'ii , dans les Transactions phi-losophiques , par J. Hadley, vice-président de la société royalede Londres.
Le docteur Hooke avait eu la même idée vers 1664 ou i665.Voyez l 'Histoire de la Société royale , par Sprat, et celle deBirch , toine IV, page 102; l’ouvrage de Hooke, intitulé:uénimadversions on the machina celestis of Hevelius , et sesœuvres posthumes publiées par "Waller , 1705 , pages xxiijet 5o3.
Newton proposa aussi un instrument pour mesurer les anglespar deux réflexions, comme on le voit par les registres de laSociété royale de Londres , au 16 août 1699. C’était l’ancieninstrument de Hooke, dans lequel Newton avait corrigé quel-ques défauts, Philos, trans. n°. 465 . Il paraît que Hadley n’enavait point eu connaissance, car lorsqu’il lisait le i3 mai iy3ila description de son instrument à la Société royale, le doc-teur Halley dit qu’il avait un papier que Newton lui avait donnéen 1700 ou 1701, où était décrit un instrument semblable,mais qu’il ne savait pas où le retrouver ; en effet, on ne letrouva qu’après sa mort, en 1742. Il fut publié dans le n°. 455,des Transactions philosophiques , mais il ne portait point dedate. J'Y ailes observations , 1777.
Quoi qu’il en soit, l’idée de ces instrumens appartient dé-cidément à Hooke et non à Hadley ; il paroît aussi que ThomasGodfrey, de Philadelphie , avait fait un pareil instrument avant