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Tome troisième.
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53a HISTOIRE

principal qtu lui est commun avec l’octant, et qui proclufroîtsouvent des erreurs plus grandes que celles qui viennent desimperfections de la division. Voici en quoi il consiste.

On vient de voir que l’observation d’une distance de deuxastres est toujours précédée d’une observation préparatoire, parlaquelle on rend les deux miroirs parallèles entre eux. Cetteobservation préparatoire se fait ordinairement en prenant pourobjet de vérification l’horizon de la mer, dont on fait coïnciderles deux images directes et réfléchies : mais les marins saventcombien ce moyen est incertain.

En effet, si on observe le contact des images avec une lu-nette, il arrive qu’aussitôt que ces images viennent à se rap-procher , on ne les distingue plus que très-difficilement l’unede l’autre, et qu’on ne peut plus alors être sur du point, oùelles se confondent ; et si pour éviter cet inconvénient , onfait l’observation sans lunette , on perd l’avantage du grossisse-ment des objets.

Il y a, à la vérité, une autre ^manière plus exacte de fairecette vérification , qui consiste à faire le contact des deux imagesdu disque du soleil ; mais elle a le défaut de fatiguer les yeuxde l’observateur, d’autant plus qu’elle est répétée chaque foisqu’on mesure la distance des deux astres : d’ailleurs, commeil serait difficile qu’un cercle fût exécuté avec assez de pré-cision , pour que les deux miroirs étant parallèles dans uneposition des alidades , pussent l’être dans toutes les antres po-sitions , on serait souvent obligé de toucher au rappel du petitmiroir, pour mettre la ligne des centres des deux images dansun plan parallèle à celui de l’instrument, ce qui rendrait encoréles observations longues et laborieuses : enfin, le cercle de ré-flexion de Mayer avoit dans tous les cas le défaut d’exiger deuxobservations, pour ne donner qu’un résultat.

L’auteur avoit senti cet inconvénient de son instrument, etc’est pour cela, sans doute, qu’il avoit proposé dans son ou-vrage de fixer sur une des alidades du cercle , une piècetransversale, telle que l’autre alidade, venant à s’appuyer contrel’extrémité de cette pièce, les deux miroirs se trouvassent exac-tement parallèles j mais il est aisé de voir que même en se ser-vant de ce moyen , on seroit toujours obligé , avant de com-mencer les opérations, de vérifier si les miroirs ont la positionrequise, et qu’il faudroit par conséquent faire l’observation pré-paratoire du parallélisme : or , il est clair que l’erreur qu’oncominettroit dans cette observation , affecteroit toutes les opé-rations suivantes.

Ainsi, le cercle de T. Mayer , tel qu’il a été donné par l’au-teur, conservait encore une partie des imperfections de l'octant*