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Tome troisième.
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534 HISTOIRE

anaclasttques ou réfractoires, des courbes génératrices et des

caustiques.

Lorsque les Cartésiens disputoient encore sur Pattraction etsur l’explication de la réfraction, Clairaut donna dans les Mé-moires de 1739, l’explication neutonienne, et supposant unosurface vers laquelle tous les corps soient portés perpendicu-lairement par une force qui agisse comme une fonction quel-conque de la distance à la surface, il cherche la courbe quele rayon décrit, et il en conclud la loi de réfraction qui s’ob-serve. Newton, livre 1, prop. 93, avoit déjà fait voir qu’ensupposant l’attraction suivant une puissance quelconque desdistances , le sinus d’incidence étoit au sinus démcrgence enraison constante.

Les courbes à la lumière que le capitaine Kurdwanowski ,gentilhomme Polonois , décrivoit, ( His.ac . 1732, p. q5) étaientengendrées par les différentes manières dont une ligne courbeexposée à l’action d’un point lumineux, la reçoit en ses diffé-rens points, et qui peuvent être représentées par les ordonnéesde quelques courbes.

La diffraction ou l’inflexion des rayons dont nous avonsparlé, tome II, page 536, occupe une partie du troisième livrede VOptique de Newton. Grimaldi nous avoit appris que. si untrait de lumière solaire est introduit dans une chambre obscure,au travers d’un fort petit trou, les ombres des corps exposésà cette lumière sont plus amples qu’elles ne devroient être, siles rayons passaient près des extrémités de ces corps en droiteligne , et que les ombres sont bordées de trois bandes ou frangesde lumière colorée, parallèles entre elles : 6i le trou est élargi,les franges se dilatent et se mêlent ensemble , de sorte qu’on'ne sauroit les distinguer. Quelques-uns ont attribué la cause deces larges ombres et de ces franges, à la réfraction ordinairede l’air ; mais sans avoir assez examiné la chose ; car les cir-constances de ce phénomène, observées par Newton exigentd’autres considérations.

Newton ayant fait avec une épingle , dans une plaque deplomb , un trou qui avoit ~ de pouce de largeur, laissa passerau travers de ce trou, dans la chambre obscure, un trait delumière solaire; les ombres des cheveux, des fils, des épingles,des pailles, et de telles autres substances déliées, mises au-de-vant de ce trait de lumière, étoient considérablement plus largesqu’elles ne devroient être, si les rayons de lumière passoientprès des extrémités de ces corps en lignes droites. Un cheveude tête, dont la largeur n’étoit que la 28' partie d’un pouce,étant exposé à cette lumière à environ 12 pieds de distance dutrou , jettoit une ombre, qui à 4 pouces de distance de ce cbe-