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Tome troisième.
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DES MATHÉMATIQUES. Vaut. V. Lxv. II. 535Teu , avoit de pouce de largeur, c’est-à-dire qui étoit prèsde 5 fois plus large que le cheveu ; et à la distance de 2 piedsdu cheveu, elle avoit environ ^ de pouce de largeur, c’est à-dire qu’elle était 1 o fois plus large que le cheveu ; enfin à la dis^tance de 10 pieds, elle avoit £ de pouce de largeur , c’est-à-diiequ’elle étoit 35 fois plus large que le cheveu.

Ayant fait passer un rayon entre deux couteaux, il trouvaque la lumière qui souffrant le moins d’inllection , va vers lesextrémités intérieures des rayonnemens, passe près du tranchantdes couteaux , à la plus grande distance , et que cette distanceest environ la 800 e partie d’un pouce , lorsque l’ombre com-mence à paroître entre les rayonnemens. Pour le reste de lalumière, qui passe près des tranchans des couteaux, à des dis-tances qui diminuent par degrés, elle se plie de plus en plus,et va vers les parties des rayonnemens , qui s’éloignent de plusen plus de la lumière directe; car, lorsque les couteaux s’ap-prochent jusqu’à se toucher, les parties des rayonnemens quisont les plus éloignées de la lumière directe s’évanouissent lesderniers.

Il trouve aussi que les distances auxquels les franges passentprès des couteaux ne sont ni augmentées ni changées par l’ap-proche de ces couteaux. Mais que cette approche augmentebeaucoup les angles par lesquels les rayons sont pliés : que lecouteau qui est plus près d’un rayon quelconque, déterminede quel côté ce rayon doit être plié, et que l’autre couteauaugmente l’inflexion de ce rayon là.

Newton qui fit beaucoup d’expériences à ce sujet, ne mit pasla dernière main à son ouvrage ; il se contenta de finir par desquestions pour engager d’autres personnes à pousser plus loinses recherches.

I<t. Les corps n’agissent-ils pas à certaine distance sur la lu-mière ; et par leur action ne plient-ils pas ses rayons? Et touteschoses d’ailleurs égales, cette action 11’est elle pas plus forteà mesure que la distance est moindre.

II e . Les rayons qui diffèrent en réfrangibilité, ne diffèrent-ilspas aussi en flexibilité , et ne sont-ils pas séparés l’un de l’autrepar leurs différentes inflexions, de manière à produire aprèsleur séparation, les trois franges colorées qui ont été observées $mais de quelle manière sont-ils pliés pour former ces franges-là ?

III e . Les rayons de lumière, passant près des extrémités descorps , ne sont-ils pas pliés plusieurs fois en divers sens parun mouvement pareil à celui d'une anguille ? Et les trois frangescolorées ne sont-elles pas produites par trois inflexions de cetteespèce.

IV e . Les rayons de lumière, qui tombant sur les corps sont